La honte

par

Une analyse sociologique

L’auteur reprend comme souvent dans ses écrits autobiographique le cadre de son enfance. Celle-ci se déroule à Yvetot, petite ville de Normandie. Ce cadre familier, c’est celui où elle a grandi, dans le café-épicerie de ses parents. On a ainsi l’image des parents qui tiennent cette boutique, ferment le rideau de fer lorsque les derniers clients sont sortis, à qui il reste la gestion des stocks, la remise en rayon, le comptage de la caisse.

Le récit mêle ainsi des analyses et des travaux sociologiques et historiques, autant que son expérience individuelle pour un rendu finalement assez technique. C'est comme si ce livre avait aussi le but d’analyser la société, et la place de ses parents, dans le monde ouvrier et agricole dans lequel elle est née et où elle resta jusqu’à ce qu’elle parte faire ses études.

 

Elle revendique le fait de travailler sur le langage qu’elle a entendu, le patois de l’époque et le vocabulaire simple de cette classe sociale qu’elle a si bien connue ‘’ Ce qui m'importe, c'est de retrouver les mots avec lesquels je me pensais et pensais le monde autour ‘’. Répertoriant volontairement toutes les fautes de français que faisaient ses concitoyens, ces gens simples de son entourage, elle avoue qu’elle ne supportait pas ces erreurs. En effet, elle voulait faire des études et devenir professeur. On assiste donc à une description franche et honnête de la ruralité dans les années 1950. C’est une sorte de monde à part, le ‘’ par chez nous ‘’ :  ‘’En juin 52, je ne suis jamais sortie du territoire qu'on nomme d'une façon vague mais comprise de tous, "par chez nous", le pays de Caux, sur la rive droite de la Seine entre le Havre et Rouen. Au-delà commence déjà...

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Dissertation à propos de La honte