La Mort de Napoléon

par

« Napoléon n’est pas mort à Sainte-Hélène »

Le titre peut laisser perplexe ; en effet, un roman n’estpas supposé avoir pour titre un événement historique, que l’on devrait plutôt trouverdans les livres d’histoire. Simon Leys, dans la seule fiction qu’il ait jamais écrite,vient ici contredire l’histoire, et présente un Napoléon qui ne serait pas mortà Sainte-Hélène comme on l’apprend coutumièrement. En effet, la nouvelle serépand rapidement dans l’Europe entière lorsqu’il est annoncé que « Messieurs-dames, hélas !, l’Empereurvient de mourir ! », une Europe que Napoléon avait conquise parses batailles militaires. Mais le lecteur apprend que cette nouvelle estfausse, et qu’en réalité, Napoléon s’est évadé de l’île Sainte-Hélène pourregagner la France et prendre sa revanche, après son retour de l’île d’Elbe surle continent pour l’épisode des Cent-Jours qui s’est soldé par sa secondeabdication et son exil sur l’île lointaine – appartenant au Royaume-Uni – deSainte-Hélène.

Celui qui est mort n’est donc pas le vrai Napoléon, maisun sosie qui jouait son rôle sur l’île tandis qu’il a quitté les lieux, quiremplaçait Napoléon dans ses derniers mois de vie connue. L’auteur donne ainside nombreux détails sur cette évasion, une conspiration qui contredit donc l’histoire.

Napoléon a autour de lui quelques connaissances, dontl’une accepte de se faire passer pour lui. Pendant que le sosie joue l’empereurexilé, le vrai Napoléon prend la mer sur un navire où il travaille comme hommeà tout faire, sous le nom d’Eugène Lenormand pour passer incognito. Il vogue « suspendu par une vacance de lafortune », ce qui indique qu’il a enfin réussi et que la chance atourné pour lui, bien que cet état de fait reste précaire. C’est ainsi qu’ilrejoint l’Angleterre et plus précisément Waterloo, qu’il découvre comme un lieuhistorique et touristique. Il a la ferme intention de reprendre le pouvoir, etcette fois-ci pour de bon. 

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