La philosophie de l’esprit

par

L’objectivité

Nous avons longuement parlé plus haut de l’être intérieur et de l’être extérieur. A chacun de ceux-ci, il est possible d’associer un mode de communication.

D’une part, dans son intériorité, l’homme se sert de ses pensées pour se parler à lui-même, s’apprécier, ou apprécier un évènement survenant dans le monde extérieur quand il ne souhaite pas le partager avec qui que ce soit.

D’autre part, l’être dans sa dimension extérieure a pour mode de communication la parole, laquelle se traduit par l’usage des mots. Alors, se pose une question qui est de savoir s’il est possible de lier les mots à la pensée. A cela, HEGEL répond par l’affirmative. Pour lui, les mots ne sont rien d’autre que le moyen par lequel un individu livre au monde extérieur la quintessence de ce qu’il pense au plus profond de lui-même. Partant de ce postulat, les mots sont donc une forme de pensée, en ce sens qu’ils aident à la clarifier. En somme, par le biais des mots, l’homme parvient à sortir de lui-même. C’est justement ce qu’exprime l’auteur dans cet extrait : « C'est dans les mots que nous pensons. Nous n'avons conscience de nos pensées déterminées et réelles que lorsque nous leur donnons la forme objective, que nous les différencions de notre intériorité, et par suite nous les marquons d'une forme externe, mais d'une forme qui contient aussi le caractère de l'activité interne la plus haute. C'est le son articulé, le mot, qui seul nous offre une existence où l'externe et l'interne sont si intimement unis. Par conséquent, vouloir penser sans les mots, c'est une tentative insensée. Et il est également absurde de considérer comme un désavantage et comme un...

Inscrivez-vous pour continuer à lire L’objectivité >

Dissertation à propos de La philosophie de l’esprit