La résistible ascension d’Arturo Ui

par

Une forte personnalité

L’auteur, pour créer le personnage d’Arturo s’est clairement inspiré de l'Histoire, de personnages et d'époques, notamment d’Hitler, et des milieux du grand banditisme américain des années 1930, notamment le plus célèbre, Al Capone, avec le cadre de la ville de Chicago, lieu du banditisme américain, mais aussi symbole plus large des USA, et la crise financière des années 1930, qui est censée représenter l’Allemagne au début des années 1930, alors que la ville de Cicero représente l’Autriche, l’auteur ayant pris des exemples de villes pour symboliser des pays, la montée du nazisme, mais aussi du monde des gangsters.

Sa force, c’est sa présence physique, son franc-parler et son assurance : quand il affirme quelque chose, il n’hésite pas à donner des ordres, à réprimander ceux qui pensent différemment de lui et qui seraient susceptible de s'opposer, et est plutôt partisan de l’action que de la réflexion, sa force de persuasion lui permettant de mettre beaucoup de monde dans sa poche, et de les rassurer, leur donnant le sentiment d’être dans le camp du plus fort. ‘’Le commerce ne connaît pas la mort. ‘’

Autant par le fond que par la forme, Arturo impose son point de vue, par ses discours, parlant fort, usant de procédés oratoires, comme le fait d’ apostropher ses interlocuteurs, multipliant le ‘’ je ‘’ ( l'auteur en fait une quasi anaphore ), qui révèle son égocentrisme, utilisant des verbes forts pour affirmer sa volonté : ‘’ Dans certaines questions dont il ne comprend rien,
Comme sur les profits ou des questions pareilles,
Que je dis : « Camarade, halte-là ! Pas d'erreurs !
Tu es un travailleur, c'est donc que tu travailles,
Si tu fais grève et ne travailles plus, alors
Tu n'es plus un travailleur, mais un individu
Dangereux, et alors je dois passer aux actes. ‘’ ce passage illustre bien son usage du ‘’ je ‘’, l’affirmation sur un ton péremptoire de ce qu’il estime être vrai, ordonnant simplement aux ouvriers de travailler, et dans le cas contraire, il n’hésitera pas à ‘’ passer aux actes ‘’, c’est à dire la menace, la violence.
De plus, lors de ses discours, il n’hésite pas à utiliser le vocabulaire de la guerre, des armes, les menaces.

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