La Seconde Surprise de l’amour

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Résumé

Dédicacée à son Altesse Sérénissime Madame la Duchesse du Maine, La Seconde Surprise de l’amour de Marivaux est une comédie constituée de trois actes dans laquelle l’héroïne est une jeune veuve qui ne s’est point encore consolée de la mort de son époux, le Marquis.

Alors qu’elle a perdu son mari, la Marquise vit dans la tristesse et se complaît dans cet état, obligeant sa suivante, Lisette, à la laisser seule alors que celle-ci, à cause de son attachement pour sa maîtresse, lui déclare ne pas vouloir la voir mourir de chagrin.

Ainsi, la Marquise, qui a épousé son mari après deux années d’amour et qui l’a perdu à peine un mois après la cérémonie, n’est guère disposée à écouter Lisette qui veut la sortir de sa tristesse alors qu’elle pleure depuis six mois.

Lisette n’est pas la seule à vouloir divertir la Marquise car celle-ci compte quelques personnes dans son entourage qui veulent l’égayer, dont le Chevalier qui veut, selon les dires de son valet, Lubin, la voir dès le lendemain.

La Marquise, qui s’évertue à exacerber sa tristesse par la lecture que lui fait le pédant Hortensius depuis quinze jours, n’est pas la seule à être triste car le maître de Lubin l’est aussi, ayant perdu sa maîtresse. Lubin qui rapporte cela ne se gêne pas pour lorgner sur Lisette.

Quant à celle-ci, elle ne trouve aucun intérêt à Hortensius qui la poursuit de ses assiduités, lui rétorquant que ses « beautés n’entendent que le français » quand il lui parle en latin. Si Lisette peut faire à sa guise en repoussant Hortensius, la Marquise, de son côté, se trouve contrainte de recevoir le Chevalier qui se trouvait être l’ami de son époux et dont la maison communique avec la sienne.

Le Chevalier raconte à la Marquise que sa maîtresse, Angélique, a finalement cédé à la pression qu’exerçait son père sur elle pour accepter un mariage auquel elle ne consentait pas. Il la perd donc. Le Chevalier demande à la Marquise d’apporter une lettre à son ancienne maîtresse car la campagne de la Marquise est voisine de l’endroit où se trouve celle-ci. En lisant la lettre, la Marquise est émue par la douleur du chevalier et l’expression de ses sentiments. Alors qu’elle voulait être seule, elle l’invite à participer à ses séances de lecture. Le Chevalier, qui avait décidé de se retirer, décide finalement de ne pas partir et promet à la Marquise de venir.

Le Chevalier a ainsi trouvé une amie en la Marquise et inversement. Lubin lui trouve toujours Lisette à son goût même s’il se souvient encore de son ancienne maîtresse du nom de Marton ; il est affligé de se voir contraint de lui être infidèle. L’on ne saurait immédiatement dire ce qui attire Lubin chez la suivante de la Marquise mais il s’agit d’une femme qui ne manque pas d’esprit et dont le premier intérêt est de consoler sa maîtresse, tant elle est fort attachée à elle.

C’est ainsi qu’elle vient chez le Chevalier, accompagnée du Comte qui était également un ami du Marquis. S’ils sont venus chez le Chevalier, c’est pour lui demander son aide car Lisette compte faire en sorte que la Marquise épouse le Comte qui éprouve des sentiments pour elle.

Mais après le départ du Comte, Lisette encourage également le Chevalier à faire la cour à sa maîtresse car elle est réellement désespérée par la tristesse de celle-ci, et craint qu’elle ne l’emporte. C’est ainsi qu’elle lui dit : « dans l’état où je vois ma maîtresse, que m’importe par qui elle en sorte, pourvu qu’elle épouse un honnête homme ? »

Toutefois, le Chevalier a pris la décision de parler uniquement en faveur du Comte à la Marquise et d’espacer ses visites si elle a réellement une inclinaison pour son ami, afin de ne point gâter ce qui devrait se passer.

Malgré sa déception d’apprendre que la Marquise pourrait encore se remarier alors qu’ils venaient de renoncer ensemble à l’amour, le Chevalier respecte la parole qu’il lui a donnée en ce qui concerne leur projet de lecture et c’est ainsi que Lubin et Hortensius font connaissance.

Lubin ne manque pas de raconter à Hortensius que Lisette a proposé à son maître de prendre pour femme la Marquise mais qu’il a refusé, décision qui aurait pu faire l’affaire de Lubin qui aurait envie d’aimer Lisette librement, ce qui serait possible si leurs maîtres respectifs se mariaient.

Ainsi, Lubin aurait voulu entretenir la Marquise de ce projet mais Hortensius a pris de l’avance sur lui. C’est ainsi qu’il se met à raconter à la Marquise ce qu’il sait du supposé mariage avec le Comte et le refus du Chevalier de la prendre pour femme, tout cela en choisissant ses mots car son intérêt est que la Marquise ne s’allie pas avec le Chevalier, lettré, capable de faire la lecture à la Marquise, ce qui rendrait sa position instable.

La Marquise n’a en fait nullement dans l’esprit de se marier. Néanmoins, elle se sent vexée que le Chevalier ait osé la refuser. Décidée à « mettre de l’ordre »à tout ceci, la Marquise n’est plus étonnée quand Lubin lui parle de son affection pour Lisette, évoquant franchement et sans ambages qu’elle pourrait épouser le Chevalier.

La Marquise ne manque pas de tancer sa suivante à propos de ce qu’elle a osé entreprendre et celle-ci lui répond que « la reconnaissance n’est point faite pour eux », eux qui ont un zèle démesuré pour leurs maîtres. Elle annonce à sa maîtresse que le Chevalier ne s’est pas vraiment comporté comme un homme qui ne ressentait rien pour elle.

Résolue à faire payer le Chevalier pour son refus, la Marquise se décide à faire en sorte qu’il tombe sous son charme, mais elle tombe réellement amoureuse de lui quand cet homme découvre les souhaits de son cœur, ce qui fait le bonheur de Lubin et de Lisette.

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