Le diable au corps

par

Un roman autobiographique?

Beaucoup d'éléments du roman nous amène à nous questionner sur l'authenticité de son récit. Tout d'abord, Radiguet reprend beaucoup d'éléments personnels : le contexte de l'histoire, son âge, les villes qu'il refuse de citer, etc. Ces éléments troublants sont exacerbés par sa volonté de ne pas dévoiler le nom du héros qui nous narre l'histoire et par la présence permanente de la première personne du singulier (« Je vais encourir bien des reproches. Mais qu'y puis-je ? ») et du point de vue exclusivement interne, puisque nous connaissons les avis et les pensées du narrateur mais pas celles de son entourage.

Des faits qui ont réellement existé dans la vie de Raymond Radiguet sont présents : tout d'abord, l'histoire de la bonne sur le toit, et qui finit par s'écraser en contre-bas est réellement arrivée et a longtemps traumatisé l'auteur, puisqu'il en parlait avec ses amis du lycée. Pour ce qui est des études, il est possible que Radiguet et le héros de son roman ait suivit le même cursus, mais rien ne le confirme officiellement. Quant à la liaison qu'il entretient avec Marthe, elle est directement inspirée de son vécu personnel : Raymond Radiguet connaît à l'âge de quatorze ans une jeune femme, Alice, âgée alors de dix ans de plus que lui, qu'il rencontre à bord d'un train. Le charme opère entre les deux jeunes gens et bientôt, Alice lui ouvre sa porte et son lit. Mais Alice n'est pas libre, elle est mariée à Gaston, parti au front tout comme Jacques. Au bout de quatre ans de relation, Alice tombe enceinte, tout comme Marthe. Et tout comme elle, elle sera abandonné par le père biologique de l'enfant qui ne voyait en sa femmes qu'une passade, une histoire amusante car interdite,...

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