Le fantôme de Maître Guillemin

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Résumé

 Le Fantôme de maître Guillemin se déroule au Moyen Âge en l’an 1481 à Nantes, dont le cadre est rendu de façon réaliste à travers de nombreux détails. Un jeune garçon d’à peine douze ans, Martin Eder, se retrouve à l’université de Nantes, ayant obtenu son bac précocement – lequel s’obtient d’ordinaire, à l’époque, à quatorze ans. Sa mère l’a abandonné à la porte de l’hospice d’Angers, il est donc orphelin et livré à lui-même très jeune. Martin est brillant mais réservé ; il vit au beau milieu de gamins insolents, désagréables et chahuteurs.

Au collège Saint-Jean, où il est hébergé au-dessus des salles de cours en échange de petits travaux rendus aux moines, l’atmosphère y est étrange ; en effet, on raconte que le fantôme de maître Guillemin, le fondateur du collège, hanterait les lieux en permanence.

Certains étudiants plus âgés ne sont pas tendres avec Martin ; un soir, ils le jettent même dans les escaliers par simple méchanceté. Il a donc énormément de mal à s’intégrer du fait de ces actes de bizutage et en vient à souhaiter secrètement la mort d’un de ses jeunes tortionnaires.

Le lendemain, celui-ci, Guillaume Mauléon, est justement retrouvé assassiné et Martin commence à se poser des questions : est-il involontairement responsable de ce drame ? Dieu l’a-t-il entendu (car il est très croyant ; il parle même avec Jésus qui lui répond) ? Ou alors le coupable est-il cet étrange fantôme dont tout le monde parle ? Il n’a peut-être été tué pour aucune de ses raisons mais les jeunes gens évoluent désormais dans un climat funeste, d’autant que les morts se succèdent à un rythme  effrayant : pas moins de trois en quelques jours, car après Guillaume, François Boais et Pierre Drouyer sont à leur tour assassinés, toujours retrouvés frappés d’un coup de dague en plein cœur.

Même si Martin ne mène pas réellement l’enquête, c’est lui qui découvre tous les indices nécessaires pour innocenter certains suspects et en incriminer d’autres. Il montre en outre un grand courage, se rendant notamment dans les rues où ont eu lieu les meurtres ou montant à l’étage de la chapelle alors qu’il y perçoit des bruits étranges. Il poursuit sa quête en solitaire malgré ses doutes et son envie parfois de partager ses soupçons. Plusieurs pistes sont envisageables selon lui : les trois étudiants n’étaient pas boursiers, ce qui ferait suspecter le fantôme du fondateur de l’école, qui destinait l’établissement aux enfants pauvres ; ils avaient en outre surpris maître Thomas Hagomar, le professeur de médecine qui donne des cours de dissection aux élèves, en pleine crise d’épilepsie, maladie qui passait à l’époque pour liée aux forces du mal et au Diable.

Le vrai coupable est démasqué à la fin du récit : c’est le frère Éon, le confesseur de Martin, qui, agissant ainsi, voulait empêcher les élèves de se livrer à des actes interdits par Dieu en les tenant éloignés de la table de dissection car, contrairement à ses collègues, il considère toujours le cadavre comme une création de Dieu à laquelle il ne faut pas toucher. Ses meurtres étaient donc des gestes d’amour à l’égard des trois jeunes étudiants en médecine qu’il voulait empêcher de se parjurer et de se fermer les portes du paradis. Il aura fomenté ses meurtres d’une main de maître sans être soupçonné un seul instant. Martin promet le silence au frère Clément qui à son tour, dans un nouveau geste d’amour, a assassiné le frère Éon, dont il était l’assistant, en lui rompant les vertèbres, et ce pour empêcher à la fois les folies à venir de son ami et que celui-ci ne soit découvert. Martin montre donc à nouveau une grande maturité face à une situation aux tenants et aboutissants complexes.

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