Le fantôme de Maître Guillemin

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Un roman policier classique mais un suspense qui se prolonge

Le roman policier se base sur une trame de faits et une recherche de preuves pour élucider le mystère qui se pose. Le genre policier se compose de plusieurs éléments qui ne varient pas, ou très peu : un crime, un criminel, un mobile, une victime, un mode opératoire, une enquête. Ces éléments réunis, le lecteur sait qu’il se trouve face à une enquête policière.

Ici, l’enquêteur n’est autre que le héros principal de l’histoire, le jeune Martin, âgé d’à peine douze ans. C’est lui qui, grâce à sa curiosité et un heureux coup du sort, va réussir à démasquer le coupable des crimes. Le crime se résume en une série de trois meurtres, perpétrés sur trois adolescents, étudiants en médecine, avec un mode opératoire bien spécifique : un coup de dague en plein cœur, rapide, presque indolore. Le criminel, frère Éon, est un vieillard aux croyances différentes de ses confrères. Il considère le corps comme une création de Dieu à laquelle il est formellement interdit de toucher : attaquer ce corps revient à commettre un péché tel qu’il souille l’âme et envoie celle-ci directement en enfer. Sont donc bien présents tous les éléments pour créer un climat de roman policier avec enquête et découverte à la clef.

L’enquête suit elle-même quelques règles : l’enquêteur va se retrouver d’une quelconque manière impliqué dans l’histoire (demande, rencontre…), se trouver intrigué et se laisser emporter par la volonté de justice envers la ou les victime(s), aiguillé par des indices, des déductions, et quelques coups du sort également. Martin, notre héros, se retrouvera par exemple impliqué par hasard dans l’ensemble, alors qu’il s’aperçoit que la mort de Guillaume n’est pas naturelle, puisqu’un couteau lui a été planté dans le cœur. Les morts suivantes vont le pousser à échafauder des hypothèses, à lier des éléments entre eux, et à s’inquiéter pour sa propre survie.

Un fois impliqué, l’enquêteur avance des déductions, se trompant parfois de pistes, mais se rapprochant de plus en plus près de la vérité et mettant en danger sa propre vie. Martin pressentira ce danger immédiat et commencera à s’inquiéter et se méfier de tous, notamment des professeurs de son école. Enfin, un élément déclencheur remet tous les indices en place, achevant de résoudre le puzzle du crime : le coupable est trouvé, le mobile aussi, et la vérité établie. Notre héros parviendra donc à connaître le mobile et le tueur, et la mort des trois étudiants sera vengée avec la mort de frère Éon, assurant ainsi qu’un tel drame ne se reproduise plus.

Le roman ménage donc un suspense, malgré une trame très classique, en ne révélant la vérité que dans les toutes dernières pages de l’intrigue, et en laissant le lecteur dans le flou quant aux différentes répercutions qu’auront la mort de frère Éon, la révélation des crimes commis à Martin et son rôle dans cette histoire.

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