Le fantôme de Maître Guillemin

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Un exemple de courage et de maturité précoce

Enfin, l’héroïsme de Martin, qui n’est qu’un jeune enfant, est mis en valeur au travers de ses aventures. Tout d’abord, l’auteure place son héros dans un contexte particulièrement difficile : il est orphelin, élevé dans un hospice, intelligent, précoce, ce qui accentue sa figure de « paria » aux yeux des plus grands avec qui il étudie. À douze ans, il a atteint la connaissance de jeunes adultes, ce qui le fait passer pour une sorte de bête de foire. Par la suite, il se retrouve en situation de danger puisque ce sont tous les étudiants qui ont assisté à l’attaque d’épilepsie de Monsieur Hagomar qui meurent mystérieusement. Il va donc devoir mener son enquête alors qu’il se suppose en danger. À de nombreuses reprises, Martin montrera son courage : lorsqu’il se rend dans la rue des meurtres seul, quand il va fermer la porte dans le noir alors que tous les autres étudiants se blottissent sous leurs couettes de peur que le fantôme de maître Guillemin ne s’en prenne à eux, ou encore lorsqu’il monte à l’étage de la chapelle malgré les bruits étranges et peu engageants qu’il entend. De plus, à de nombreuses reprises, il voudra partager ses soupçons auprès des adultes, mais sans jamais le faire, préférant affronter ses peurs et ses doutes plutôt que de mettre un autre élève dans l’embarras.

Mais là où le courage de Martin est le plus mis en avant, c’est lors de la découverte de l’identité de l’assassin, et devant la mise à mort de celui-ci par le frère Clément. Plutôt que de juger l’assistant du frère Éon et de le trahir en divulguant son acte, Martin va promettre de garder le secret. Son attitude adulte face à une situation aussi compliquée et extrême prouve un certain courage, mais surtout une grande maturité. En observant le courage dont fait preuve Martin, le lecteur peut trouver là un exemple auquel s’identifier, et donc propre à l’édifier.

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