Le Faucon Déniché

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La chasse au faucon, l’illustration d’un loisir de seigneur

La chasse au faucon est une activité quasiment disparue de nos jours en France mais qui était fort prisée autrefois. Elle était pratiquée par la noblesse et consistait en ceci : la proie était atteinte non par une pierre lancée à l’aide d’une fronde ou par une flèche mais attrapée par un oiseau de proie dressé. On imagine le chasseur, à cheval ou à pied, « sur son poing était posé le hobereau. […] Les rabatteurs, pendant ce temps, […] frappaient les herbes avec des bâtons pour lever le gibier. » Alors surgissait la proie : « un héron sortit des roseaux. […] Il mit en œuvre toute sa science de grand navigateur pour échapper à l’ennemi. » Le seigneur « lança son gerfaut de toute la force de son bras puissant » en criant « À la vol ! À la vol ! ». Pendant ce temps « les chiens jappaient, la gueule tendue vers le ciel. » L’oiseau de proie survolait sa victime et fondait sur lui. C’était alors « un entremêlement d’ailes, une lutte désespérée, […] une chute rapide. » Les deux oiseaux tombaient au sol, où « les lévriers achèvent ce combat inégal. » Survenait alors le maître du faucon, lequel « s’était jeté au milieu des chiens. D’un coup de poignard, il ouvrit le corps haletant du héron et en tira le cœur qu’il offrit au gerfaut. »

On ne chassait pas que les oiseaux, la chasse au faucon permettait de chasser également les lièvres et autres animaux terrestres. Cependant, rappelons que la chasse était une activité réservée aux seigneurs, et il était formellement interdit aux serfs de la pratiquer, sous peine de lourdes sanctions : c’est ainsi qu’à la fin du roman, c’est « poussé par la faim, risquant le cachot pour une soupe » que le braconnier ose abattre le faucon.

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