Le Faucon Déniché

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La représentation des droits et devoirs du seigneur

Le seigneur règne sur un fief. Là habitent « les vilains, paysans libres, ou non libres, les serfs. » Ce sont eux qui cultivent les terres du seigneur et « s’acquittent des corvées, comme l’entretien des fossés et des murailles du château ». Le seigneur, « en échange, doit protection à ses paysans, qui se réfugient à la première alerte dans le château. » Le château devient alors leur refuge lorsque la bataille fait rage : « Des boulets de pierre, lancés des mâchicoulis, rebondissaient sur le plan incliné des courtines pour aller écraser les guerriers. Les plaintes, les vociférations se mêlaient au bruit sourd des coups de bélier qui ébranlaient portes et muraille. […] L’eau des douves s’ouvrait pour engloutir les morts et les blessés. » Le seigneur est un guerrier et donne de sa personne : « Guilhem Arnal, un arc à la main, défendait son château avec résolution. […] Heaume en tête, gant de maille de fer au poing, gonfanon planté à ses côtés, il était l’âme de la résistance. »

        Les devoirs du seigneur sont également illustrés dans Le Faucon déniché par la construction d’une fontaine, la Fount del Planète : « c’était cette fontaine que le vieux seigneur, père du seigneur actuel, avait fait construire au pied du village pour que les pèlerins puissent s’y désaltérer. » Le seigneur, responsable de ses terres et de toute personne les traversant, pourvoyait ainsi aux besoins de ses serfs, mais aussi à ceux des pèlerins en route vers les grands lieux de pèlerinage comme Saint-Jacques-de-Compostelle, au nord de l’Espagne. La route de Saint-Jacques traverse certainement le fief du seigneur Guilhem, puisqu’il est situé dans le Sud-Ouest, dans le Languedoc. Nous constatons donc que droits et devoirs du seigneur sont à la fois intimement entremêlés et strictement définis.

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