Le grand Meaulnes

par

François Serel

Lorsqu’il rencontre Augustin, il est âgé de quinze ans. Atteint jeune d’une coxalgie, il n’a pas pu courir avec les autres garçons, ce qu’il regrette amèrement : « Une coxalgie, dont j’ai souffert jusque vers cette année 189… m’avait rendu craintif et malheureux. » Il éprouve donc une joie immense à galoper dans les rues avec son nouvel ami : « L’arrivée d’Augustin Meaulnes, qui coïncida avec ma guérison, fut le commencement d’une vie nouvelle. »

Mais le Grand Meaulnes ne lui attire pas que des bonnes choses : il l’emmène à la recherche de la belle Yvonne, aperçue lors de sa fugue, sans savoir vraiment quels chemins ils vont emprunter pour la retrouver, et sans prendre le temps de prévenir les parents de François. Grâce à lui, Augustin aura l’occasion d’épouser celle qu’il aime. Mais comme il finit par partir vivre de nouvelles aventures, il laisse à François le soin de se charger de sa jeune femme enceinte. Celle-ci fera de lui son compagnon et son confident, et à sa mort, confie au bon soin de François sa fille.

Pour François, le retour de son ami de toujours est teinté de regrets, car il lui enlève la dernière chose qui lui offre amour et réconfort : la petite fille qu’Augustin a eue avec Yvonne, et que notre héros a élevé comme sa propre enfant.

François Serel n’est pas le véritable héros de cette histoire : bien que l’histoire soit racontée à travers son regard, le personnage principal est le Grand Meaulnes. François est un narrateur extérieur, qui relate les faits dont il a connaissance un peu à la manière dont est tenu un journal intime.

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