Le grand troupeau

par

Les horreurs de la guerre

Ce roman, comme l'immense majorité de la littérature sur ce thème traite bien évidemment des horreurs de la guerre, que ce soit pour la première ou la seconde guerre mondiale, ou toutes les autres guerres qui auront lieu plus tard au cours du XX° siècle. Les personnages seront donc surpris à leur arrivée au front, car au départ ils ignorent dans quoi ils se sont embarqués et à quoi ils se sont engagés. À l'époque, l'information provenait surtout de la presse – qui était contrôlée – et les pouvoirs politiques avaient mis en place une très forte propagande afin d'encourager les jeunes hommes français à aller se battre au front. En effet, la presse décrivait la guerre comme un endroit amusant et agréable, dont les hommes revenaient par wagons en riant. Olivier et Joseph, ainsi que leurs compagnons d'infortune ne savaient pas qu'ils partaient pour quatre longues années, dans une guerre terrible, qui sera ainsi décrite par l'auteur, comme l'endroit de l'horreur la plus absolue qui soit. A cause de la faim, du froid, de la chaleur selon les saisons, les maladies, les rats, et bien sûr la mort. Ils seront horrifiés par les violences, les armes, les bombes, les gaz mortels, qui mèneront à la mort une bonne partie des soldats : '' Un beau mortier, dit La Poule, et mélangé par une sacrée gâche qui part de haut.'' en parlant des mortiers pour la protection. La réflexion des soldats sera simple : ''Faut plus penser aux jours d'avant. On est entré en pleine saloperie.'' montrant leur désespoir. La mort était partout '' C'est gâcher la vie. […] Moi, ce que je pense, c'est que tout, tout tu m'entends, ça ne vaut pas la vie d'un homme avec ses jours de plaisirs, avec tout ce qu'il peut râteler vers lui de bonheur et de tranquillité de ses mains travailleuses. »

Pourtant, ce qui est surprenant, c'est que peu de batailles seront relatées, comme si l'essentiel se jouait derrière les tranchées et non sur le champ de bataille. La bataille de Verdun, l'une des plus célèbres de tous les temps sera évoquée, mais non décrite en détails par le narrateur alors que l'auteur y participa lui-même en 1916. La seule bataille qui sera décrite de façon précise sera la bataille du Mont Kemmel (dans les Flandres belges) où Joseph et Olivier verront tomber leurs camarades, et iront la peur au ventre, désorganisés, tirer sur l'ennemi en tentant d'avancer, de gagner du terrain.

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