Le Journal d’un monstre

par

Résumé

Le narrateur est un petit garçon de huit ans qui raconte ses journées. Ses parents lui disent qu’il est monstrueux sans qu’il comprenne réellement ce que cela implique : « Aujourd’hui maman m’a appelé monstre. Tu es un monstre, elle a dit. J’ai vu la colère dans ses yeux. Je me demande qu’est-ce que c’est qu’un monstre. »

La première journée que le petit garçon décrit, il pleut. Malgré ses huit ans, il ne connaît pas les expressions et les mots usuels pour parler des choses. Ainsi, pour énoncer qu’il pleut et que le sol devient boueux par exemple, le petit garçon décrit littéralement ce qu’il voit avec des mots très simples et puérils : « de l’eau est tombée de là-haut. […] La terre buvait l’eau […] et elle a rendu du sale. » Ce vocabulaire s’explique par le fait que le petit garçon, en tant que monstre, est exclu de la vie, reclus, il ne parle jamais à personne. Il décrit la cave qui lui sert de lieu de vie, et évoque ses parents : son père, violent, et sa mère qui semble plus douce. Aujourd’hui, elle a détaché le petit garçon de la chaîne qui l’emprisonne pour qu’il puisse regarder par une petite fenêtre le monde extérieur.

Le deuxième jour, il fait beau, et le petit garçon annonce qu’« aujourd’hui là-haut était jaune. » Il observe sa famille se rendre à l’église en voiture, dans « la grosse machine [qui] roule » ; il y a son papa, sa maman, et sa petite sœur qu’il appelle « maman petite ». Pour lui, le monde se divise en deux : lui, le monstre, et tous les autres qu’il désigne comme des papas et des mamans, ne connaissant aucun autre terme pour nommer les personnes. Les hommes sont ainsi des « papas », les femmes sont des « mamans », les petits garçons sont des « papas petits » et les petites filles sont des « mamans petites ». Le soir, le petit garçon dîne de cafards. Entendant des rires, il détache sa chaîne et monte l’escalier : il explique que ses jambes ne lui permettent pas de marcher ; il les traîne sur les marches en bois et sort de la cave pour rejoindre les gens qui rient. Mais sa maman l’en empêche et lui claque la porte au nez. Le papa le rejoint et le bat ; le petit garçon se met à saigner. Il précise que son sang est vert. Puis le papa l’attache sur son lit à la cave, en se montrant inquiet du sort du petit garçon monstrueux et des malheurs qu’il va causer à la famille.

Le jour suivant, le papa rattache la chaîne qui emprisonne le petit garçon, il le menace de le battre si le petit garçon essaie encore de s’échapper. Ce dernier passe sa journée à dormir, il souffre.

Le lendemain, le petit garçon parvient une nouvelle fois à défaire sa chaîne ; il regarde les enfants jouer et célébrer l’anniversaire de sa petite sœur. Il trouve que tous ces enfants ressemblent à ses parents : « Maman dit que tous les gens normaux sont comme ça ». Un des « petits papas » aperçoit le petit garçon monstrueux, qui va immédiatement se cacher ; mais sa maman découvre que son petit garçon a encore détaché sa chaîne, elle vient le battre et son lit devient vert de sang ; la maman est désespérée. Le petit garçon se rendort pour la journée.

Un autre jour, le petit garçon entend sa petite sœur le rejoindre à la cave ; elle a amené avec elle un chaton, « une petite bête vivante [avec] des oreilles pointues. » Le chaton sent le petit garçon monstrueux et le mord, « encore plus fort que les rats » décrit-il. Pour se défendre, même s’il ne souhaite pas lui faire de mal, le petit garçon serre le chaton si fort dans ses bras qu’il le tue. Il retourne ensuite dans son lit en gardant précieusement le cadavre avec lui.

Le dernier jour que conte le petit garçon, alors que la chaîne qui le maintient attaché est très courte, son papa vient le battre ; mais le petit garçon se défend, il désarme son papa et pousse un cri – un « bruit » – qui terrifie l’adulte. Le petit garçon, qui ne se sent pas bien dans sa cave ainsi emprisonné, ressent de la colère contre ses parents et veut la leur faire sentir : il décide de leur montrer sa colère ; il prévoit de crier, de rire, de courir puis de s’accrocher par « toutes [ses] jambes » et de saigner de son sang vert. Ainsi, ses parents regretteront d’avoir été méchants avec lui ; et s’ils essaient encore de le battre, il les tuera, pense-t-il, comme il a tué le chaton.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Résumé >