Le Journal d’un monstre

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La dimension fantastique du récit

Un récit fantastique se caractérise par des faits impossibles qui se déroulent le plus souvent dans un univers inconnu ou irréel. Dans cette nouvelle, on parle d’un garçon-monstre, ce qui nous parait impossible : malgré les malformations existantes, les enfants au sang vert, aux cris étranges et aux multiples jambes n'existent pas. En revanche, le cadre proposé semble être relié à un monde connu avec le soleil, la pluie, la neige, les voitures et l'église, ce qui donne une impression de réalité. Cependant, la description du monde étant très succincte, le lecteur ne peut pas affirmer que l’histoire se déroule réellement dans un monde connu. La narration s'effectue à la première personne, par un être enfermé dans une cave, qui ne peut percevoir le monde que de sa petite fenêtre, fenêtre à laquelle il n'est d'ailleurs pas censé avoir accès.

Le récit en lui-même peut appartenir au registre du fantastique, que ce soit pour le lecteur mais également pour le petit garçon-monstre: en effet, le monde dans lequel il évolue est perçu par lui d'une manière bien différente de la nôtre. A ses yeux, il existe deux mondes bien distincts : le haut et le bas. Le haut représente l'endroit où il ne peut aller à cause de toute la lumière et des gens normaux qui y sont, tandis que le bas est son antre, le lieu où il vit en permanence. Les éléments autours de lui n'ont pas beaucoup de sens à ses yeux : il existe des petits et des grands gens, des choses qui tombent du ciel (pluie, neige), des machines qui avalent les gens, etc. Il n'éprouve pas de répugnance pour les mêmes choses que nous : en effet, il mange des cafards et n’a pas peur des araignées puisque ces choses font partie de son quotidien. La façon dont...

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