Le Journal d’un monstre

par

La monstruosité sous ses formes diverses

Cette courte nouvelle laisse apparaître deux visions du monstre qui s'opposent. En mettant en scène les parents et le petit garçon, l'auteur propose de confronter deux façons de voir les choses et de les comparer. En effet, lors de sa lecture, le premier réflexe du lecteur est ici de considérer que l'enfant est le monstre : il ne ressemble à aucun être humain, il fait peur et il est difforme : il remplit donc les caractéristiques requises face à la description traditionnelle du monstre. Dans la conception traditionnelle, ce dernier est toujours laid, très éloigné de notre apparence physique et veut du mal aux autres. Or ici, le petit garçon ne remplit que les caractéristiques physiques du monstre : hormis cela, il est gentil, curieux, un peu désobéissant, il se questionne sur ses conditions de vie mais aime toujours son « papa » et sa « maman ». Même physiquement monstrueux, il agit comme n'importe quel petit garçon de huit ans qui pense que ses parents savent tout et ne veulent que son bien. Il veut jouer avec les autres enfants, rire, finalement, il n’y a rien d'étrange. Ce n'est qu'à force d'être maltraité qu'il finit par accumuler en lui une immense colère, une colère si grande qu'il finit par se promettre de ne plus se laisser faire par ses parents et de leur faire du mal, tellement qu'il pourrait les tuer, s'ils recommencent à l'embêter. Un monstre, il n'en était finalement pas un, ce sont ses parents qui vont le pousser à l'être.

Les véritables monstres ici sont les parents....

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Dissertation à propos de Le Journal d’un monstre