Le maître et Marguerite

par

Une intrigue hors du commun

L’intrigue se déroule à Moscou, dans la Russie stalinienne en 1930. Le contexte historique et politique ainsi mentionné permet déjà d’anticiper des tensions.

 Le Maitre, un poète aigri, frustré et désespéré à cause du rejet continuel auquel a fait face son roman sur Ponce Pilate et le Christ, décide d’abandonner sa quête de vérité et se replie sur soi-même et contre le monde, y compris sa bien-aimée Marguerite. Le diable, quant à lui, se manifeste sous l’identité d’un fameux magicien vêtu de noir, appelé Woland. Woland approche un athée et bureaucrate (Berlioz) très connu dans la ville et l’interroge sur son opinion quant à l’existence du Christ. C’est sur cette conversation que débute l’ouvrage. Non loin de là, Satan a une équipe de malfaiteurs (Fagotto, Béhémoth, Azazello, Hella)  qui instiguent en permanence le trouble dans la ville, et malgré les efforts incessants d’Ivan Biezdomny (un jeune poète talentueux et enthousiaste) pour les arrêter et les livrer à la police, l’équipe maléfique continue de causer des ennuis. Cependant à Jérusalem, une scène similaire à la trahison de Jésus par Juda (qui est sans doute Woland, une fois de plus déguisé) et sa présentation devant Ponce Pilate prend place. Jésus se fera donc crucifier à Jérusalem, à la fin de son tête à tête avec Pilate qui scellera son sort. « Permettez-moi de ne pas vous le dire pour l’instant, d’autant plus qu’il s’agit de renseignements fortuits, d’origine douteuse, et par conséquent suspects. Mais je suis obligé de tout prévoir. C’est mon devoir, et de plus je crois à mes pressentiments, car ils ne m’ont jamais trompé. Toujours est-il que, d’après mes informations, un des amis clandestins de Ha-Nozri, indigné par la monstrueuse trahison de ce changeur, doit s’entendre avec des complices pour l’assassiner cette nuit, puis déposer l’argent de la trahison chez le grand-prêtre avec ce mot : ‘Reprends cet argent maudit.’ » Marguerite, elle, poussée d’une haine envers les aristocrates qui eurent condamné son bien-aimé (le Maitre) à l’échec en tant que poète; décide de se livrer à Woland en acceptant de devenir sa maitresse et femme d’honneur. Elle prend ainsi part à tous ses banquets- y compris le bal de nuit qui correspond au Vendredi Saint dans la religion chrétienne catholique – et en récompense, Woland lui offre d’exaucer son vœu le plus cher. C’est alors que sa flamme d’amour pour son Maitre se ravive, et elle demande de pouvoir passer le reste de sa vie aux côtés de son bien-aimé. Leur amour représente ainsi l’amour véritable, qu’on aurait cru n’existe pas : «…Qui t'a dit que l'amour véritable, fidèle, éternel, cela n'existait pas? Le menteur, qu'on lui coupe sa langue scélérate! Suis-moi, mon lecteur, et nul autre que moi, je te le montrerai, cet amour! »

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