Le paysan parvenu

par

L'amour

Dans l’imaginaire du XVIIIe siècle, le parvenu est celui qui s’est élevé socialement par le biais de moyens peu licites. On s’aperçoit que la relation de Jacob avec les femmes lui permet de monter les échelons sociaux plus facilement. Effectivement, nous avons l’impression qu’il se sert de sa jeunesse et de son côté villageois pour séduire les femmes. De fait, il accentue la tonalité villageoise de sa façon de parler parce qu’il s’aperçoit que cela leur plait. Par exemple, au tout début de l’œuvre, lorsqu’il est en compagnie de sa maitresse, il comprend qu’il s’agit d’un atout : « ce discours la divertit beaucoup, sa gaieté ne fit que m’animer ; je n’étais pas honteux des bêtises que je disais pourvu qu’elles fussent plaisantes ; car à travers l’épaisseur de mon ignorance, je voyais qu’elles ne nuisaient jamais à un homme, qui n’était pas obligé d’en savoir davantage, et même qu’on lui tenait compte d’avoir le courage de répliquer à quelque prix que ce fût. »

Cependant, l’amour n’est pas la trame principale du roman. S’il est vrai que l’idée de mariage fait l’objet de toute la deuxième et troisième partie, lorsque dans la 3ème partie nous arrivons enfin à cette scène, elle est expédiée en un seul paragraphe, et l’on passe à autre chose : « Enfin pour le coup nous y sommes, la messe est dite, et nous voilà mariés ».

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Dissertation à propos de Le paysan parvenu