Le paysan parvenu

par

Le masque social

Bien que, dans le préambule, Jacob affirme ne pas avoir honte de son origine sociale, il cache tout de même sa véritable identité ou du moins il évite de la révéler. Dans la deuxième partie par exemple, lorsque Melle Haberd la cadette lui demande de quelle origine est sa famille, il tente de minimiser l’écart social qui les sépare : « Mademoiselle lui dis-je, ils ne sont pas riches ; mais pour honorables, oh ! C’est la crème de notre paroisse (…) on dit par le pays, que nous avons eu une grand-mère qui était la fille d’un gentilhomme : il est vrai pour n’en point mentir, que c’était du côté gauche ; mais le côté droit n’en est pas loin ; on arrive en ce monde du côté qu’on peut, et c’est toujours de la noblesse à gauche. »

De plus, les costumes (qui signifient qu’un rôle est joué) vont de pair avec cette idée de dissimulation. Par exemple, le costume de laquais qu’il acquiert au début de l’œuvre est suffisamment neutre pour qu’il se fasse passer pour un bourgeois. Ainsi, beaucoup ne le reconnaissent pas. On retrouver la le thème du déguisement, cher à Marivaux.

Le seul moment où il est démasqué, c’est lorsque, dans la dernière partie, il est avec Madame de Ferval et que le chevalier entre dans la pièce. Très en colère parce qu’il pensait y trouver une autre dame, il se confond ensuite en excuses puis reconnaît Jacob qui se fait désormais appeler monsieur de la Vallée : « Hé ! C’est Jacob s’écria-t-il alors, je le reconnais, c’est lui-même. Eh ! Parbleu, mon enfant, je suis charmé de vous voir ici en si bonne posture ; il faut que ta fortune ait bien changé de face, pour t’avoir mis à portée d’être en...

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