Le Procès

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L’absurdité de la condition humaine dans Le Procès

Dans cette œuvre, Kafka dépeint Joseph K, le héros, comme un homme en quête de la vérité. Mais sa relation avec les autres l’en empêche. En effet, tous ceux qui lui proposent leur aide, comme la laveuse, manquent d’y parvenir. K se tourne alors vers le peintre et le prêtre, qui symbolisent l’art et la religion. Mais aucun d’eux n’est en mesure de lui apporter l’aide dont il a besoin. Il apparaît qu’aucun être, aucun élément propre à la société auquel appartient Joseph ne peut l’aider. Pire, sans le vouloir, la société l’opprime et l’empêche d’agir comme il le souhaiterait.

En réponse à l’oppression, à l'aliénation qu’il subit, K découvre en lui un besoin de solitude et décide d’agir seul. En effet, « Il éprouvait une répulsion à employer dans son affaire le secours de qui que ce fût ». Malgré cette solitude voulue et provoquée qui fait qu’« il ne [veut] avoir recours à personne », on constate que le sentiment de solitude qu’éprouve le personnage préexiste à sa volonté de s’isoler. La société dans laquelle il vit avait fait de lui un être solitaire, alors même qu’il n’était pas physiquement seul.

Kafka s’attaque ainsi à l’organisation sociale dans laquelle il évolue. Notamment, il porte un regard très critique sur la bureaucratie et ses tares, dont la corruption qu’il ne cesse de dénoncer. Il critique la réification de la personne humaine dans cette société, processus qu’il met en avant lorsqu’il s’abstient de désigner la plupart des personnages autrement que par leurs professions (la laveuse, le peintre, la logeuse, etc.) On le...

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Dissertation à propos de Le Procès