Le Procès

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L’aspect autobiographique de l’œuvre : la part de réalisme du roman

On constate aisément les premières similarités entre Kafka et son personnage K, ne serait-ce que par cette initiale. Mais encore, le personnage est âgée de trente-et-un ans, tout comme l’auteur lorsqu’il entreprit son roman. D’autres similitudes apparaissent aussi sur le plan psychologique. Tout d’abord, dans son Journal (autre œuvre posthume de Kafka), l’auteur déclare qu’il lui faut « beaucoup de solitude » et qu’il a « peur de se lier [...] à un autre être », tout comme son personnage. Notons aussi que K mène une enquête méticuleuse dans le but de comprendre pourquoi il a été arrêté, tout comme Kafka mena des entreprises méticuleuses (de recherche, notamment) pour écrire ses œuvres.

Kafka a révélé, dans son Journal, que lorsqu’un conflit éclatait entre son père et lui, il ne faisait rien d’autre que de s’attribuer les torts, ne cherchant nullement à s’opposer à lui. Il se contentait de tenter de se justifier aux yeux de son père, sans chercher à lui démontrer qu’il se pouvait que celui-ci eût ses propres torts. K, de même, ne cherche pas à s’opposer à la justice ou à déclarer qu’elle est en tort, mais il tente de se justifier. Nous sommes particulièrement interpelés par la situation du personnage qui lors de son procès ne sait même pas ce qu’on lui reproche et n’a aucun espoir réel de le découvrir.

« L’accusé, en effet n’a pas non plus le droit de prendre connaissance des pièces du dossier et il est très difficile de s’en faire une idée d’après les interrogatoires qui en découlent, surtout pour l’accusé, intimidé qu’il...

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