Le Rouge et le Noir

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Résumé

Le Rouge et le Noir (qui fut sous-titré Chronique du XIXe siècle ou encore Chronique de 1830) est un roman de Stendhal. La première partie relate le parcours de Julien Sorel (le héros) à Verrières et Besançon, sa rencontre avec les Rênal et son passage dans un séminaire. La seconde nous montre le même personnage à Paris où il travaille comme secrétaire du marquis de La Mole.

 

Le départ de l'action se situe dans une petite ville de Franche-Comté, Verrières, à l’époque de la Restauration (1815-1830). Cette petite ville censée se situer dans le Jura n'existe pas en réalité.

Julien Sorel est le personnage principal. Il est le dernier d’une fratrie de trois garçons. Son père, surnommé le brutal, est charpentier. Il est donc axé vers le travail manuel et les travaux de force, tout comme les frères de Julien. Seul Julien semble promis à faire des études intellectuelles. Ses frères commencent à travailler jeunes et aiment à aider leur père quand Julien évite du mieux qu’il peut ces travaux de force qu’il n’affectionne guère. Dans la famille Sorel, plutôt pauvre, on aime le travail manuel, on a un corps fort et musclé, et Julien fait exception : plus fluet, il n’est pas taillé pour ce genre de travaux. Ce qu’il préfère, ce sont les activités intellectuelles, la lecture, la culture en général et la réflexion ; il rêve de gloire, il est très ambitieux et voudrait quitter son département pour Paris, devenir célèbre, mener une vie plus confortable parmi la haute société. Son père lui reproche de ne rien faire d’utile, de « flâner » comme il le dit.

Julien connaît par exemple le Nouveau Testament sur le bout des doigts, ce qu’apprécie beaucoup le curé du village où il vit, le curé Chélan. Celui-ci lui enseigne le latin car il voit en lui un jeune homme qui a les moyens de réussir et de sortir de ce cadre roturier. Il a lu de nombreuses fois déjà les Confessions de Rousseau, tout comme Le Mémorial de Sainte-Hélène, étant donné qu'il adore et admire beaucoup Napoléon Bonaparte. Pour lui, Napoléon est un être quasiment divin, il est fascinant, et il entend nourrir les mêmes ambitions pour aller aussi loin ; il s’imaginerait même se lancer dans une carrière militaire. Dans sa famille, tout le monde se moque de Julien car il est différent, tout le monde lui dit que ses activités sont inutiles, ce que Julien vit mal, tel un incompris, conscient qu’il n’a rien en commun avec eux.

Au village, il peut compter sur la bienveillance du curé qui le recommande au maire de Verrières, M. de Rênal, un aristocrate de province, puis le fait entrer au séminaire où Julien passe quelque temps. C’est selon Julien une manière de commencer une ascension sociale « dans une société frileuse où la naissance roturière est redevenue un handicap après le grand brassage égalitaire opéré par la Révolution et l'Empire ».

Julien entre donc dans une classe sociale plus élevée mais toujours en province quand il devient précepteur pour les enfants de Rênal, ce dernier jugeant indispensable d’avoir un précepteur s’il veut tenir son rang. Il vit au château avec eux. Bien que timide et peu loquace au début, il parvient à s’imposer et à plaire à ses élèves ainsi qu’à séduire Mme de Rênal, une jolie jeune femme qui n’aime plus son mari. Au gré des soirées passées sous les tilleuls, leur passion grandit et ils deviennent amants. Avec elle il apprend les petites histoires de la bourgeoisie locale.

La ville de Verrières parle beaucoup de Julien, de son ascension sociale, notamment lorsqu’il défile en uniforme à cheval un jour où un roi vient au village : il se plaît beaucoup ainsi mis en valeur, il se sent presque un chevalier.

Il est apprécié de tous au château, de tout le personnel, ainsi que de M. de Rênal lui-même, qui trouve qu’il fait du bon travail, et évidemment de Mme de Rênal qui tombe amoureuse de lui.

Cependant leur amour est perturbé : Mme de Rênal, lorsque son fils tombe malade, pense à une punition de Dieu pour son adultère, et se met à douter du bien et du mal, ce qui ne fait que renforcer l’attachement de Julien envers elle. Julien refuse les avances d’Élisa, femme de chambre, qui pour se venger décide de répandre la rumeur de l’amour entre Mme de Rênal et Julien. M. de Rênal reçoit un courrier anonyme à propos de cet adultère, ce à quoi il ne croit pas vraiment, mais il préfère contraindre Julien à quitter la ville. Juste avant de partir, celui-ci voit une dernière fois celle qu’il aime, qui se montre froide à son égard. Julien pense qu’elle n’éprouve plus rien pour lui, ce qui lui cause de la peine. Il quitte donc sa terre natale.

Julien est accepté au séminaire de Besançon grâce aux recommandations de l'abbé Chélan et parce qu’il est brillant. Dans ce séminaire, les choses ne se passent pas idéalement, il apprécie peu ses camarades et la chose est réciproque, il juge que ce sont des « paysans affamés » qui ne pensent qu'à manger et non pas à s’instruire.

Il va ensuite rencontrer l’abbé Pirard qui remarque le talent de l’ambitieux jeune homme et le prend sous son aile, lui propose de devenir le secrétaire du marquis de La Mole à Paris, un personnage influent. Julien accepte et s'en va pour Paris non sans passer rendre une visite à Mme de Rênal en pleine nuit.

 

Dans la seconde partie du roman Julien travaille pour le marquis de La Mole au faubourg Saint-Germain à Paris. Le marquis reconnaît en Julien une grande intelligence et de la personnalité. Julien rencontre Mathilde, la fille du marquis. Elle incarne parfaitement selon lui la jeunesse aristocratique de la capitale. Elle lui fait découvrir cet univers, ce qui fascine Julien, mais aussi le déçoit. Quoi qu’il en soit, Mathilde, qui a de nombreux prétendants prestigieux, tombe amoureuse de Julien qu’elle admire.

Mathilde et Julien commencent donc une histoire d’amour, mais Mathilde est lunatique et lui dit un soir qu’elle n’est pas amoureuse de lui et le renvoie comme un vulgaire inconnu. Quelque temps après elle lui révèle qu’elle est enceinte de lui et demande à son père s’ils peuvent se marier. Le marquis est réticent. Il fait anoblir Julien, qui devient ensuite lieutenant de hussards à Strasbourg. Julien est désormais un noble, M. le chevalier Julien Sorel de La Vernaye. La Mole lui donne pour mission d’aller à Strasbourg pour remettre le compte rendu d’une réunion de conspiration dont il est secrétaire.

Mathilde lui demande ensuite de rentrer à Paris : le marquis a refusé leur mariage ; Mme de Rênal lui a écrit en évoquant l'immoralité de Julien, qu’elle décrit comme un homme trop ambitieux, prêt à tout pour devenir célèbre.

Julien qui se sentait près du but est furieux ; il décide de se venger en se rendant au village de Verrières, entre dans une église durant la messe et tire sur Mme de Rênal qu’il pense ensuite avoir tuée, à tort. 

Julien est arrêté et va en prison où Mathilde passe le voir chaque jour. Julien ne veut plus la voir mais elle tente de le faire sortir de prison en usant de sa position sociale, tandis que Mme de Rênal essaie de le faire acquitter en écrivant aux jurés. Elle affirme lui accorder le pardon pour ce geste qu'elle qualifie de simplement maladroit. Si l’opinion publique penche du côté de Julien, M. Valenod, un ancien opposant à Rênal, par un discours fort, le fait condamner à mort. Julien, n’y croyant plus, renonce à faire appel. Il réfléchit à sa vie, à tout le mal qu’il a pu faire par désir d’ascension sociale. Lors de son attente en prison, Mme de Rênal va le voir, et le temps passé ensemble fait renaître leur amour. Puis il est exécuté.

Peu de temps après, Fouqué, un vieil ami de Julien, achète son cadavre. Il est enterré dans une grotte où il allait s’isoler étant plus jeune. Mme de Rênal meurt quelques jours plus tard.

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