Le Rouge et le Noir

par

Louise de Rênal

Au début du roman, cette grande bourgeoise mène une vie tranquille et protégée dans la petite ville de Verrières en Franche-Comté. Épouse du maire de la ville, elle est une riche héritière. Elle a de lui trois enfants qui sont destinés : « l’un à l’épée, le second à la magistrature, et le troisième à l’Église ».

Mme de Rênal est décrite comme une femme très belle de trente ans, bien faite, avec de beaux yeux, un teint éblouissant : « elle avait un certain air de simplicité, et de la jeunesse dans la démarche ». Selon Julien Sorel, Mme de Rênal est une femme bien vêtue, elle sent le parfum des vêtements d’été et elle lui parle d’un air doux, ce qui est peut-être pour lui le plus important.

En même temps, elle nous est présentée comme une femme de caractère fort timide, modeste et même naïve. Bien qu’elle soit très intelligente, elle n’a reçu qu’une éducation de base, comme l’exigent les conventions de son temps. Son intelligence est même admirée par son mari qui la lui reconnaît : « ma femme a réellement beaucoup de tête ».

Quand M. de Rênal offre le poste de précepteur à Julien, Mme de Rênal s’inquiète d’être séparée de ses enfants et elle a peur que le précepteur soit sévère et méchant avec eux. Le soulagement qu’elle ressent dès leur première rencontre à la porte d’entrée de la maison la remplit de bonheur, car elle a vu : « la figure d’un jeune paysan presque encore enfant, extrêmement pâle et qui venait de pleurer […] Le teint de ce petit paysan était si blanc, ses yeux si doux, que l’esprit un peu romanesque de Mme de Rênal eut d’abord l’idée que ce pouvait être une jeune fille déguisée, qui venait demander quelque grâce à M. le maire ». On peut ainsi comprendre que les premiers sentiments qu’elle a pour Julien sont plutôt maternels et attentionnés. Après quelque temps, ses sentiments changent et leur relation s’approfondit.Au début, Mme de Rênal est gaie et innocente et ne comprend pas ce qui est en train de se passer entre eux. Comme elle n’a jamais connu des sentiments d’amour, elle ne peut pas non plus se sentir coupable. Tout change cependant un soir où Julien touche la main de Mme de Rênal et qu’il décide qu’il doit conquérir cette femme, tout comme Napoléon, qu’il admirait beaucoup, a conquis ses ennemis : « Un soir, Julien parlait avec action […] : en gesticulant, il toucha la main de Mme de Rênal qui était appuyée sur le dos d’une de ces chaises de bois peint que l’on place dans les jardins. Cette main se retira bien vite ; mais Julien pensa qu’il était de son devoir d’obtenir que l’on ne retirât pas cette main quand on la touchait ».

Leur histoire mise au grand jour, Mme de Rênal est séparée de son amant, ce qui provoque une profonde douleur et un chagrin d’amour immense qui montre une femme désemparée. On apprend d’ailleurs plus tard qu’elle ne pouvait supporter le fait que Julien fréquente une autre femme, c’est pourquoi elle le dénonce. Malgré tout, elle pardonne le « geste maladroit » de son héros qui lui coûtera la vie.

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