Le Rouge et le Noir

par

L’ascension sociale

Julien Sorel est caractérisé, depuis le début du roman, comme un homme de caractère ayant beaucoup d’ambition. Il se résigne à se séparer de sa famille modeste dont le père est charpentier pour pouvoir se lancer dans une vie bien plus « intellectuelle » et se consacre aux études et à la littérature. Depuis sa jeunesse, le jeune homme est subjugué par la majestueuse image de Napoléon Bonaparte et son rêve est de lui ressembler. Julien fait donc le premier pas vers cette direction en quittant le cocon familial. Selon Stendhal, « dans tout service, il faut des gens intelligents car enfin, il y a un travail à faire ».

« Le marquis le trouvait commode à cause de son travail obstiné, de son silence, de son intelligence et peu à peu, lui confia la suite de toutes les affaires un peu difficiles à débrouiller. »

Julien est plus passionné par les intrigues politiques que par les batailles ou la théologie. Il se plonge dans des lectures qui ne conviennent pas à un étudiant en théologie. Même les sentiments qu’il porte à Mme de Rênal naissent de l’amour-propre de Julien. Il naît de l’ambition de pouvoir posséder l’amour d’une femme aussi noble et belle, malgré sa naissance quelconque et sa situation.

C’est sa force intellectuelle et son ambition qui séduisent des hommes bien placés et l’aident ainsi à accéder à un rang supérieur au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire. Il devient d’abord précepteur chez les Rênal, une famille noble et respectée, et il n’aura aucune difficulté à intégrer la vie du château. Au contraire, le héros prend ses aises et se reconnaît dans un milieu où il a toujours rêvé de vivre.

Le deuxième grand homme en question est le marquis de La Mole, l’un des plus grands seigneurs de France, qui est aussi attiré par la force de caractère du protagoniste. Il lui offre d’ailleurs le poste de secrétaire puis, plus tard, le héros atteint son apogée lorsqu’il est nommé lieutenant de hussards :

« Le soir, lorsqu’elle apprit à Julien qu’il était lieutenant de hussards, sa joie fut sans bornes. On peut se la figurer par l’ambition de toute sa vie, et par la passion qu’il avait maintenant pour son fils. Le changement de nom le frappait d’étonnement. »

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