Le Temps retrouvé

par

Résumé

Étant le dernier tome du roman de l’écrivain français Marcel Proust, « À la recherche du temps perdu » qui en comporte sept au total, « Le Temps retrouvé » est paru à titre posthume en 1927 comme c’est le cas également de « La Prisonnière » (1923) et « Albertine disparue » (1925).

Il s’agit d’une œuvre dans laquelle les réflexions du narrateur prennent une place importante, réflexions faites à propos de la guerre, sur les mœurs de l’époque comme l’infidélité ou encore l’homosexualité en ce qui concerne l’amour, mais aussi des réflexions sur la littérature.

Ancrée temporellement dans la Première Guerre mondiale, cette œuvre de Marcel Proust s’ouvre sur son séjour à Tansonville où vit Gilberte de Saint-Loup, Gilberte Swann de son nom de jeune fille, pour qui il avait éprouvé des sentiments amoureux auparavant.

Son hôtesse ne manquait pas de se plaindre auprès de lui de la conduite de son mari, et ami de celui-ci, Robert de Saint-Loup. Son ami avait bien changé, il l’avait constaté. D’ailleurs, Robert lui avait demandé de rester chez eux pour égayer Gilberte.

Et que dire du fait qu’il lui demandait de la persuader de son amour même s’il aimait une autre femme qu’elle ? Il disait en effet qu’il allait bientôt rompre car il l’aimait moins que sa femme. Et pourtant, Gilberte était loin de se douter qu’au lieu de femme, Robert la trompait avec son propre genre, s’étant mis avec Morel.

Il en était de même avec monsieur de Charlus, aux aspirations sadomasochistes, dont Jupien fut l’amant mais aussi le protégé, et le narrateur en vint à demander à Gilberte si sa défunte Albertine, pour qui il éprouvait toujours des sentiments contradictoires, n’aimait pas également les femmes, une question à laquelle il semblait déjà connaitre la réponse.

De là vint sa lecture du journal des Goncourt, une lecture qui fit ressortir l’impression qu’il avait d’être incapable dans le domaine de la littérature. Mais cela n’empêcha pourtant pas ses pensées de foisonner, celles-ci se portant sur les relations existantes lors de cette Première Guerre mondiale tout comme sur les inquiétudes et opinions de chacun également à ce propos.

Ainsi, il ne manquait pas de fournir sa vision sur le fonctionnement de la société, parlant également des motivations ou des peurs à s’engager dans la guerre, relevant le patriotisme de Robert ou encore la contradiction entre les lettres de Gilberte.

Malgré cette guerre où l’on pouvait compter parmi les engagements celui de Robert, la vie suivait son cours. Ainsi, madame Verdurin ne mit pas un terme à ses réceptions tandis que monsieur de Charlus continuait à jouir de ses relations avec les hommes, celles-ci s’étendant même aux petits garçons.

S’il y avait pourtant un point à retenir, il s’agirait de l’opinion de ce monsieur sur cette guerre que chacun avait l’air de vivre et d’endurer à sa manière. En effet, toujours pour le faible, il souhaitait la défaite de la France et était réellement germanophile pour plusieurs raisons.

Ainsi, il se prenait de haine contre les journaux et les journalistes, rêvant de dénoncer publiquement les tares sexuelles de certains alors qu’ils les décriaient chez les souverains des « Empires de proie », chez Wagner, etc.

Le narrateur avait de longues discussions avec monsieur de Charlus à propos de cette guerre comme beaucoup d’autres tels Françoise et le maître d’hôtel. Mais plus que la mort de ce premier ou celle du prince de Foix dont le fils était l’ami de Saint-Loup, ce fut la mort de Robert, alors qu’il venait à peine de retourner au front, qui l’ébranla le plus.

Affluèrent ainsi des souvenirs à propos de Saint-Loup et leur entourage tandis que sa douleur s’accrut en ayant connaissance de celle de la duchesse de Guermantes en apprenant la nouvelle malgré les brouilles de celle-ci avec Robert.

Ce fut suite à cette mort de Saint-Loup qu’advint l’envoi de Morel sur le champ de bataille, celui-ci ayant pu revenir sain et sauf à la fin de guerre et surtout avec une croix, ce qui lui fit penser que Robert aurait pu être élu député avec facilité après la guerre s’il avait été vivant.

Résigné quant à ses capacités artistiques, le narrateur voulut reprendre sa vie mondaine et se rendit chez la duchesse de Guermantes, rencontrant durant le trajet monsieur de Charlus et Jupien qui l’emmenait se promener, venant à peine de sortir d’une grave maladie et devenu assez gâteux.

En chemin, il ne cessa de penser à son incapacité littéraire, se voyant plutôt cérébral et n’éprouvant aucun plaisir à ses froides constatations. Soudainement, il eut une révélation en arrivant à l’hôtel de Guermantes, certains mouvements et bruits ainsi qu’images le remplissant de félicité, évoquant des souvenirs qu’il n’avait pas essayé de solliciter comme il le faisait souvent en se servant de son intelligence.

Par la suite, il n’eut de cesse de fouiller encore plus loin en lui-même afin de comprendre pourquoi il éprouvait alors cette béatitude. En effet, il lui avait toujours semblé qu’il n’avait plus aucun recours et qu’il devait tout simplement se résigner à ne pas exercer ce métier d’écrivain qu’il voulait faire depuis son enfance.

Ainsi, le temps retrouvé n’était possible qu’avec cet autre lui qui ne faisait pas appel à son intelligence, cet être qu’il dit extra-temporel et qui pouvait le soustraire au présent mais aussi aux vicissitudes de l’avenir.

Ce fut comme s’il s’était réveillé enfin, éprouvant des sensations nouvelles, autres que celles qu’il éprouvait auparavant pour ces mêmes situations ou choses remémorées. Finalement, il ne se sentait plus autant incapable de produire une œuvre, du moins en partie.

En effet, il n’avait pas la certitude de disposer d’assez de temps pour cette réalisation étant donné certains facteurs comme la maladie, entre autres, et il avait peur de ne pouvoir mettre à exécution son projet.

Néanmoins, il se remplissait déjà de cette inspiration grandissante de marquer son œuvre au sceau de ce Temps. Déjà, son œuvre se plaçait en lui et il n’était pas sans savoir à l’avance comment s’y prendre pour la rédiger.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Résumé >