Le voyage d'Anna Blume

par

Description d’un univers apocalyptique

Paul Auster connaît des moments difficiles pendant les années 80, un passage de sa vie plutôt instable découlant, entre autres, de la mort de son père et de son divorce. Ce manque d’enthousiasme et de goût pour la vie est reflété par les idées obscures qu’il développe dans ses travaux, en particulier dans « Le Voyage d’Anna Blume ». En effet, la première partie de l’histoire nous emmène dans un monde où la misère et la pauvreté humaine paraissent installées pour toujours. L’entreprise d’un voyage macabre nous fait prendre conscience du degré de désolation et du chaos qui règne dans ce monde. De la description des maisons squattées, des rues délabrées et sales dont la forte odeur puante de pourriture et de mort submerge nos narines, l’auteur pousse à l’extrême sa vision apocalyptique des choses et on a presque envie de dire « Ames sensibles, s’abstenir ! »

Il se trouve que ce paysage funeste est, malgré tout, empli de vie humaine qui n’a d’autre option que de s’adapter aux privations en tout genre : manque de confort, de chaleur humaine, d’amitié, d’amour, de nourriture. Le travail est inexistant et la lutte pour la survie au quotidien modifie forcément les relations entre les gens qui n’ont plus de repères dans un monde ressemblant à l’ombre de lui-même. L’errance due à la précarité est accompagnée par un profond malaise né d’une atmosphère étouffante et d’une pression autoritaire qui emprisonne une ville, jusque là inconnue....

Inscrivez-vous pour continuer à lire Description d’un univers apocalyptique >

Dissertation à propos de Le voyage d'Anna Blume