Le zèbre

par

Un effort littéraire porteur d'un message universel

Derrière l’humour désarmant qui distingue avant tout Le Zèbre, il est possible d’apprécier un travail littéraire fin et réfléchi. Les chapitres sont brefs et faciles à lire grâce aux nombreux dialogues et à l’utilisation du langage parlé ; mais le récit est en même temps pimenté d’expressions recherchées, de tournures originales sans être incompréhensibles : « Sa nature volcanique et sa conception musclée de la cybernétique des couples le rendaient insensible aux subtilités de l’amour. »

Malgré l’excentricité du héros principal, les personnages sont naturels et vraisemblables ; leurs gestes sont ceux qu’aurait pu faire le lecteur s’il s’était retrouvé dans la même situation, même si celle-ci, en revanche, est certes improbable. Le caractère enfantin de certains de leurs comportements est particulièrement attendrissant et rappelle au lecteur qu’au fond, tout adulte est fragile lorsqu’il s’agit de sentiments, et que l’on n’est jamais trop vieux pour apprendre des leçons d’amour. Le personnage de Gaspard Sauvage permet de montrer, malgré ses excès et sa drôlerie, que l’amour, la passion d’un couple finit par s’éteindre si l’on ne s’en occupe pas, et qu’il est bon de savoir réanimer la flamme pour ne pas s’engourdir dans une relation.

L’auteur se propose de transmettre deux pensées universelles : avec Gaspard, il démontre qu’il est bon de vouloir ranimer la passion dans le couple, mais qu’il faut savoir écouter les attentes de l’autre et non pas seulement se soucier des siennes, au risque d’empirer la situation et de perdre l’être aimé ; et avec Camille, il propose au lecteur de ne pas toujours se focaliser sur les défauts de l’autre, de prendre conscience que ce sont des éléments chez celui qu’on aime qui font partie intégrante de sa personnalité et qui en font son charme.

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