Les Amours jaunes

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Résumé

Tristan Corbière ne bénéficie pas d'une aura aussi grande que celle des poètes célèbres de la fin du XIXème siècle. Pourtant, il est tout aussi important qu'eux ; Verlaine lui rendra d’ailleurs hommage dans son livre Les Poètes maudits.

Les Amours jaunes, l'unique recueil de Tristan Corbière, est ce qu'on appelle communément une « œuvre culte ». Elle a été publiée dans le plus total anonymat (Corbière a été obligé de faire une publication à compte d'auteur car aucune maison d'édition n'en voulait), sa diffusion ne s'est faite que de main à main, de bouche à oreille et, étrangement, nous y avons encore accès aujourd'hui.

Tristan Corbière déclenche toujours la fascination d'un groupuscule de lecteurs passionnés. Il est probable que, sans l'intervention de Verlaine, les textes de Corbière seraient totalement tombés dans l'oubli.

 

            Le recueil s'ouvre et se ferme sur une parodie de « La Cigale et la Fourmi » de La Fontaine. Le poème inaugural s'appelle « Le Poète et la Cigale » et, effet de symétrie, le poème final « La Cigale et le Poète ». L'idée est très bien exploitée.

Dans « Le Poète et la Cigale », le poète n'a plus de muse et, dans le temps du poème, en retrouve une, qui lui dit « Chantez maintenant ! » – une belle manière d'ouvrir le recueil, et ce d'autant plus que la morale de La Fontaine est détournée pour dire que, d'une certaine manière, il...

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