Les grandes espérances

par

Miss HAVISHAM

Elle est à bien d’égards, un des personnages les plus insolites de l’œuvre. On la décrit comme prématurément vieillie par sa vie passée loin du soleil alors qu’elle n’a en fait que cinquante-cinq ans. La grande tragédie de sa vie est une déception amoureuse. En effet, elle s’éprit de Compeyson, un homme sans foi ni loi, qui n’en voulait qu’à sa fortune. Ce dernier poussera la méchanceté au point de lui faire parvenir une lettre l’informant du fait qu’il ne désire plus l’épouser, ceci même le jour des noces alors qu’elle était en train de se vêtir de sa robe de mariée. Miss Havisham ne s’en remettra jamais et fera arrêter toutes les pendules de sa demeure à l’heure précise où elle fut informée de la forfaiture de son fiancé. Elle n’enlèvera plus jamais sa robe de mariée qui se transformera en guenilles au fil des années. Alors, quand elle sera emmenée à élever Estelle, elle lui inculquera une éducation qui la rendra imperméable à toute émotion, faisant d’elle une personne froide et distante. Elle dira de l’éducation donnée à sa fille adoptive : « Croyez ce que je vais vous dire: quand elle est arrivée chez moi, ma seule intention était de la sauver d'une misère comme la mienne. Au début, je ne voulais rien d'autre. [...] Mais à mesure qu'elle grandissait et promettait d'être très belle, je me suis peu à peu conduite de façon indigne et, par mes louanges, par les bijoux que je lui offrais, par ce que je lui enseignais, et par l'image de moi-même que je présentais toujours devant elle comme un avertissement de bien tenir compte de mes leçons, je lui dérobai son cœur et c'est un glaçon que je mis...

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