Les lettres portugaises

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LETTRE IV

Marianne rédige une quatrième lettre, motivée par la violente angoisse qu'elle a éprouvée peu avant la rédaction. En effet, le lieutenant de son soldat lui a annoncé que celui-ci était pris dans une tempête. Après cette introduction, les lamentations reprennent leurs cours habituel : la religieuse reproche au soldat de ne pas lui avoir écrit, et regrette de constater que ses supérieurs militaires sont mieux informés sur lui qu'elle ; elle lui reproche ensuite son changement d'attitude brutale, entre le temps de la séduction et le temps de la séparation ; elle regrette que le soldat n'ait pas pris la décision de rester à ses côtés ; elle rêve que tous les femmes de France soient amoureuses de son soldat pour que sa passion soit en quelque sorte justifiée. Le lecteur apprend indirectement que le soldat lui a avoué entretemps qu'il aimait une nouvelle femme en France. La religieuse ordonne : « Envoyez-moi son portrait avec quelqu’une de ses lettres, et écrivez-moi tout ce qu’elle vous dit. » Elle pense que la distance du soldat est orchestrée par cette amante. D'abord agressive envers elle, elle s'adoucit. Elle se dit prête à la servir, car elle veut aimer tout ce qui touche de près ou de loin à son soldat. On comprend à la fin que la passion commence à s'estomper, mais que la religieuse prend plaisir à la raviver, en rédigeant ces lettres. 

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