Les Thibault

par

La Sorellina

Publiéen 1928, La Sorellina est le cinquièmetome de la saga familiale Les Thibault,œuvre de l’écrivain français Roger Martin du Gard. Il s’agit d’un tome dont lefil conducteur est la maladie du père, un fait qui pousse Antoine à retrouverson frère.

MonsieurThibault n’a plus la possibilité de lire ses courriers par lui-même, d’oùl’aide de son secrétaire, monsieur Chasle. Plus tard, quand l’effet de la piqûreadministrée par sœur Céline se dissipe, celle-ci fait appel au secrétaire pourlui tenir compagnie jusqu’à cinq heures.

MonsieurChasle en profite pour parler de son avenir à son employeur, surtout s’il en vientà mourir. Ainsi, il lui demande de lui laisser de quoi survivre après sa mort.Toutefois, il ignore que monsieur Thibault a déjà pensé à lui. Il ne se rendpas compte de la portée de ses mots auprès de son patron qui en est bouleversé,l’entretien étant heureusement interrompu par l’arrivée de sœur Céline qui vientpour le lavement de cinq heures.

Néanmoins,les mots de monsieur Chasle « Dèsque vous ne serez plus là » ne le quittent pas durant le lavement. Eneffet, il a pris conscience de son état, étant sûr de ne pas pouvoir seremettre de sa maladie et sachant qu’il n’en a plus pour longtemps.

Ainsi,monsieur Thibault demande à la religieuse de bien vouloir prier pour lui et il demandemême à voir l’abbé Vécard. Par ailleurs, ses souffrances ne cessent de croîtreet sœur Céline prend la décision de lui administrer de la morphine sansattendre tandis que le malade demande à Adrienne de faire venir son fils auplus vite.

Prisde pitié pour son père, Antoine décide de rester près de lui jusqu’au déjeuneret donne l’ordre à sœur Céline de lui faire une autre piqûre pour soulager sesdouleurs. Il connaît les doutes de son père à propos de sa maladie et choisitde lui mentir en ce qui concerne la véritable cause de son mal.

Rapidement,l’effet de la morphine se fait sentir et monsieur Thibault commence à parler deson testament et des legs qu’il laissera aux serviteurs. Il parle aussi de sesfils, délire, et n’arrête pas de parler de Jacques, porte des accusations àl’encontre des Fontanin : ils l’auraient incité au suicide.

Aprèsle départ d’Antoine, son père est plongé dans ses souvenirs lointains. Sachantqu’il va mourir, il demande aux bonnes, Clotilde et Adrienne, ainsi qu’àMademoiselle, de venir auprès de lui après le souper, pour leur demander pardon.Voulant être en paix avec elles avant de partir, il prend goût à la scène qu’illeur fait.

Parla suite, alors que sœur Céline dort sur le lit de garde après avoir prié, monsieurThibault, dont le seul désir est le rétablissement, replonge dans ses souvenirset ne trouve pas le sommeil malgré la moindre intensité de ses douleurs grâce àla double piqûre qu’on lui a faite.

MaisAntoine doit s’avouer que l’état de son père empire, éprouvant de profondssentiments qu’il n’aurait pas imaginé avoir pour lui avant de savoir qu’ilétait malade et ne pourrait s’en sortir.

Etalors qu’il a un serrement de cœur en l’entendant chanter avec Mademoiselle, ilest plus tard habité par une certitude après avoir parcouru les courriers parmilesquels il trouve une lettre pour Jacques de la part du professeur Jalicourt :son frère est encore en vie et ne s’est nullement suicidé.

Dansl’espoir de retrouver Jacques afin de ne plus être seul à affronter lasituation, il va rendre visite au professeur. Malgré son refus au départ,Jalicourt consent à aider Antoine en apprenant la vérité sur Jacques et l’étatde monsieur Thibault. Et c’est ainsi qu’il donne à son interlocuteur la revuedans laquelle Jacques a publié une nouvelle, La Sorellina.

C’estgrâce à la lecture de cet ouvrage qu’Antoine peut conforter sa certitude etmême découvrir avec étonnement que Jacques s’est épris de Jenny de Fontanin et apartagé des moments avec Gisèle, ce dernier détail blessant fortement l’aîné.

Maisil comprend aussi que le départ de Jacques s’explique en grande partie par savie sentimentale partagée entre Jenny et Gisèle. Et malgré toutes les questionsqui se sont mises à bouillonner en lui, il prend rapidement la décisiond’engager un agent privé pour retrouver son frère, obtenant, au bout de trois jours,des renseignements à son propos.

Apprenantque Jacques, sous le pseudonyme de Jack Baulthy, habite à Lausanne, en Suisse, Antoinese décide à venir le voir, l’état de leur père s’étant d’ailleurs aggravé aupoint qu’il souffre encore plus et ne s’alimente plus.

Àson arrivé à l’adresse indiquée par l’agent privé, il retrouve son frère, celuiqu’il avait perdu de vue depuis trois ans, assis à une table, avec d’autrespersonnes, pour le petit déjeuner.

Lesretrouvailles qui ont lieu par la suite ne sont pas faciles tant pour Antoine quepour Jacques, ce dernier tenant farouchement à préserver sa liberté et semblantnourrir une rancune tenace contre son père malgré l’annonce de sa maladie et samort probable.

Néanmoins,Jacques accepte d’accompagner Antoine pour retourner auprès de leur père et il estconvenu qu’ils prendront le rapide de nuit pour regagner Paris. Auparavant, ilspassent la journée ensemble et c’est lors de leur conversation après ledéjeuner que Jacques révèle à Antoine que lui et Gisèle n’ont jamais étéamants, mais sans lui parler des sentiments qu’il a éprouvés alors.

D’ailleurs,malgré les récits que son cadet veut bien lui faire ou encore les réflexionsqu’il peut élaborer à partir de toutes les personnes faisant partie de l’entouragede Jacques qu’il rencontre ce jour-là, Antoine ne peut tout comprendre de l’existencequ’il mène depuis trois ans.

Maissi Antoine cherche encore à assembler les pièces de ce qui semble constituer unvague puzzle, s’en faisant pour ce qui aurait pu exister entre Jacques etGisèle, Jacques lui avoue uniquement dans le train qu’il avait initialementmené une existence inavouable.

Etmalgré la distance qu’il a mise entre son passé et lui, Jacques doit admettrequ’il est attaché à son frère, un aveu qui en lui-même n’est pas aisé pour unjeune homme de sa trempe.

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