Les Thibault

par

Le Pénitencier

Publié en 1922, Le Pénitencier est le second tome de lasaga Les Thibault, qui comprend huitparties. Ainsi, il fait suite au Cahiergris et reprend l’histoire neuf mois après l’incarcération du cadetThibault par son père à la Fondation de Crouy, la Fondation Oscar Thibault.

Pris de doutes quantaux traitements qu’y subir son jeune frère, Antoine décide de s’y rendre sansen demander l’autorisation à son père car celui-ci est le seul à venir le voirdepuis sa réclusion.

Néanmoins, ce qu’ily observe en premier lieu finit par plus ou moins le convaincre qu’il s’est faitdu mauvais sang inutilement. Toutefois, certains détails ne manquent pas de letroubler et comme il rate son train, il retourne à la fondation et finit parcomprendre, après avoir passé du temps avec son frère, ce qu’il en est réellement.

Antoine regretted’avoir pensé que son père ainsi que l’abbé Vécard avaient raison de vouloirinterner Jacques à la fondation, ce dernier affirmant à l’époque : « L’isolement produit des curesmerveilleuses ».

Ainsi, il entretientson père de ce qu’il vient de voir, sans tenir compte de la promesse qu’il a faiteà son frère de ne rien dire à personne. Néanmoins, son père, homme orgueilleuxet aimant se draper dans la religion, n’accepte point le retour de son filsauprès de lui, même après que son aîné lui déclare : « Le pauvre gosse a de tels souvenirs de la vie de famille, qu’il préfèreencore sa prison ! »

D’ailleurs, malgréles remarques d’Antoine sur l’oisivetépernicieuse dans laquelle se trouve Jacques, leur père se borne à voir del’insubordination chez le premier, une vive altercation ayant alors eu lieuentre monsieur Thibault et son fils aîné qui s’entête dans l’idée de fairesortir son petit frère de son bagne.

Le lendemain,Antoine vient voir l’abbé Vécard qui représente apparemment son dernierrecours, suivi, par la suite, de monsieur Thibault. Mais ce dernier ne se résoutpas au premier abord à suivre les conseils de son confesseur. Néanmoins, dansle but de reconquérir ce dernier, il s’en retourne le voir, fait acte depénitence en faisant un serment à propos du retrait de sa candidature àl’Institut, objet de son orgueil et de sa vanité.

Mais l’abbé luiaffirme que Dieu a refusé son sacrifice et lui conseille, à la place, deretirer Jacques de la fondation et de le mettre sous la tutelle d’Antoine,finissant de le convaincre en lui parlant de son futur poste qui peut être compromissi son fils se trouve encore à Crouy.

Parallèlement àcette situation, Thérèse de Fontanin accueille chez elle sa nièce, Nicole, lafille de sa cousine Noémie Petit-Dutreuil. Nicole lui raconte tout ce quiarrive à sa famille. Il est ainsi question de leur déménagement à Bruxellesavec Raoul Alverde, un grand violoniste belge, pour fuir les huissiers quiréclament à Noémie le paiement de ses dettes.

Elle la metégalement au courant de son départ tandis que Jérôme de Fontanin, le mari de satante, supposé veiller sur elle, a suivi Noémie et son amant, ainsi que dupaiement des dettes de sa mère, que Thérèse de Fontanin comprend avoir étéeffectué par son époux.

Si madame deFontanin est heureuse de recueillir Nicole chez elle, on peut en dire autantd’Antoine et de mademoiselle de Waize ainsi que de la petite Gisèle, la niècede celle-ci, qui se réjouissent du retour de Jacques.

La veille de sonarrivée, Antoine est enfin installé dans la garçonnière, mais pris par le mêmeorgueil qui habite son père, oubliant un moment les sentiments qu’il éprouve àl’égard de son frère, il finit par considérer qu’il a fait « la plus irréparable des folies » en s’engageant à êtreson tuteur.

Ces regrets le quittentpourtant le lendemain et il est impatient de revoir Jacques. À leur retour dela gare, il l’emmène chez leur père qui est ému de le retrouver et a plus tardun entretien chaleureux avec lui lors duquel Jacques accepte de lui faireconfiance, non sans éprouver de la réticence vis-à-vis de sa nouvelle situationdans laquelle « on semblait detoutes parts vouloir l’aimer ».

Après un démarragelent, les progrès de Jacques époustouflent Antoine par leur rapidité.D’ailleurs, ce dernier est convaincu du bien que fait à son frère sa libertémême s’il a accepté de faire respecter la condition de son père pour sortirJacques de sa réclusion, qui est de ne pas fréquenter les Fontanin.

Mais il doitpourtant fréquenter un autre personnage qu’il semblait vouloir éviter audébut : Lisbeth Fruhling, 19 ans, la nièce de la concierge, qui vientfaire le ménage chez eux. Il semble ainsi éprouver des sentiments pour elle tandisqu’elle a également une liaison avec Antoine avant de s’en aller, rappelée àStrasbourg par son oncle, ne mettant Jacques au courant de son départ qu’aposteriori, par le biais d’une lettre.

Par la suite,Jacques entreprend de renouer contact avec Daniel de Fontanin, un projet auquelAntoine finit par donner son consentement. Ainsi, ils arrivent un dimanche chezles Fontanin, après le pasteur Gregory qui essaie de faire revenir Thérèse sursa décision de divorcer.

Cette rencontre necorrespond pas exactement à ce à quoi ils s’attendaient tous et Daniel ne peuts’empêcher de craindre la fin de leur amitié que « depuis si longtemps, rien n’alimentait plus, rien qu’unefidélité mystique dont ils venaient d’éprouver la fragilité. »

Encore une fois,Jacques voit Lisbeth le quitter alors qu’elle était revenue pour l’enterrementde sa tante et qu’elle s’offrait à lui alors qu’elle semblait déjà envisager unautre avenir qui l’excluait. Mais Jacques pense-t-il réellement qu’il a perduLisbeth pour de bon ?

En effet, tout sepasse comme s’il croyait encore qu’elle ne repartait que pour revenir plus tardtandis qu’il a cours avec son professeur de latin qui lui parle ce jour-là d’Horace.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Le Pénitencier >