L’Olive

par

Le paradoxe des sentiments : une douleur sans avouer de souffrance

Tout au long de ces sonnets, Joachim du Bellay insiste sur ce paradoxe lié à l’état amoureux du poète. Ce dernier, que son amour pour la femme aimée fait souffrir, émet, contre toute attente, des propos élogieux quant au ressenti de ces douleurs : il souffre mais ne s’en plaint guère. Le poète apprécie cet état amoureux et cela même s’il assimile son amour à une flamme qui le brûle, comme dans le sonnet X, « Ces cheveux d’or », où l’on retrouve l’emprisonnement matérialisé par les liens sous la métaphore des cheveux d’Olive, et la flamme qui brûle le poète, sans qu’il ne se plaigne de la douleur ressentie, dont il dit même qu’il l’aime : « Forts sont les nœuds, âpre et vive la flamme / Le coup de main à tirer bien apprise / Et toutefois j’aime, j’adore et prise / Ce qui m’étreint, qui me brûle et entame. » Le poète reconnaît qu’au-delà des douleurs, il se consume dans un amour sans fin et sans réel retour vers lui, dans le verbe « entame », marquant bien le processus de destruction que cet amour opère sur lui, telle une bougie qui fond au contact d’un feu, et qui fi

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