Ondine

par

Acte I

Une cabane de pêcheurs ; sur scène, le vieil Auguste et la vieille Eugénie. Auguste est inquiet – Ondine, qui semble être sa fille, traîne dehors alors qu'il fait nuit et qu'il pleut. La jeune fille dont il parle apparaît comme un être magique, doté de pouvoirs surnaturels : elle peut voir dans la nuit, la pluie ne la mouille pas, elle peut faire briller la vaisselle et les chaussures sans le moindre effort, elle peut aussi se métamorphoser... Bientôt, elle apparaît à la fenêtre, et s'amuse à y changer d'apparence. Auguste, las, lui fait du chantage pour qu'elle rentre. Comme la jeune fille ne rentre pas il ferme le verrou.

Un chevalier entre, qui veut passer la nuit chez le vieux couple, lequel se plie à ses désirs. Tandis qu'Eugénie va lui cuisiner une truite au bleu (la cuisson, qui consiste à tuer la truite par surprise, a été choisie par le chevalier), le chevalier raconte ses aventures, dans lesquelles règne, comme dans la vie d'Ondine, le merveilleux. Il fait aussi l'inventaire de ses conquêtes et cite notamment Violante, dont la simple évocation séduit Auguste (elle aurait une paillette d'or dans l'œil), et Bertha, son actuelle fiancée.

Ondine entre. La jeune fille trouve le chevalier magnifique, et réciproquement, mais quand elle se rend compte qu'il a demandé à ce que sa truite soit cuite à bleu, elle cesse de l'aimer et entre dans une rage misandre. Elle disparaît dans la nuit. Le chevalier, furieux, réclame qu'on la punisse. Aussi, il a encore faim. Les vieux vont lui chercher du jambon. Ondine revient, calmée, elle se fiche désormais des truites. Elle badine à nouveau avec le chevalier. Le chevalier reste relativement passif, mais Ondine, par magie, fait disparaître son armure, s’assoit sur ses...

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Dissertation à propos de Ondine