Ondine

par

Acte II

Salle d’honneur du palais du roi ; sont présents le chambellan, le surintendant des théâtres, le montreur de phoques, le roi des ondins grimé en illusionniste et le poète. Ils préparent des festivités, sur ordre du roi, pour le retour du chevalier. Après trois mois de lune de miel, celui-ci va enfin présenter son épouse à la cour. Seul l’illusionniste propose des divertissements décents. On se met à parler de Bertha, car elle est la fille du roi, et elle sera de la fête.

            L’illusionniste produit une sorte de voyage dans le temps pour faire assister tout le monde aux retrouvailles du chevalier et de Bertha. Mais en fait, les personnages se croisent sans se voir. La troupe est déçue : « Une erreur de régie, comme vous dites, s’excuse l’illusionniste, je répare ». À nouveau, voyage dans le temps. Cette fois-ci, les deux personnages se voient. Bertha ne supporte pas de voir le chevalier heureux en amour, l’embrasse. Le chevalier n’est manifestement pas troublé. Dans l’étreinte, le bouvreuil que Bertha tenait dans sa main est écrasé et meurt. Bertha reconnaît qu’elle a tort d’agir ainsi, et les deux personnages se laissent, après un pardon, sincère, du chevalier. La petite troupe veut en voir plus. Nouveau voyage dans le temps, nouvelle scène entre le chevalier et Bertha. Le chevalier explique à Bertha que l’inculture absolue d’Ondine commence à être embarrassante pour la vie à la cour. Bertha accepte de devenir sa préceptrice, le chevalier ne faisant confiance à personne d’autre.

            Le chambellan essaie d’inculquer la bienséance à Ondine, laquelle s’en moque, se focalise sur le poète, badine avec un certain Bertram. Il essaie également, sans plus de succès, de la préparer à la cérémonie qui l’attend. Ondine se dispute avec le chevalier, qui se montre agacé par l’ingénuité de la jeune fille, et sous le coup de la crainte d’une humiliation sociale. Parallèlement l’illusionniste se révèle à Ondine comme étant son oncle. La jeune fille se montre alors méfiante, mais il affirme être là pour son bien.

            Ondine repère Bertha et explose de jalousie, n’ayant aucun égard pour les convenances. Elle accuse ouvertement Bertha de vouloir lui voler le chevalier et d’avoir tué à escient le bouvreuil pour troubler le chevalier. On la prend pour une folle, le chevalier est humilié, même si le roi reste clément et patient. On laisse Ondine avec la reine, car elles ont des choses à se dire.

            La reine Yseut conseille à Ondine de quitter le chevalier, car ils sont trop différents – lui a une toute petite âme, et elle en a une immense, de la taille de la nature entière. Ondine révèle l’existence du pacte. Ondine décide finalement que Bertha vivra avec eux en espérant que la facilité d’accès au désir annihilera le désir. Les autres reviennent, Ondine va demander pardon.

            Bertha n’accepte qu’avec orgueil le pardon d’Ondine, ce qui rend la jeune femme à nouveau agressive. Elle finit par révéler que Bertha n’est pas la descendante d’une haute lignée, mais la fille d’Auguste et Eugénie. Alors que le chevalier la tire hors scène, Ondine supplie son oncle d’avouer qu’elle dit la vérité. Celui-ci révèle alors tout. Bertha est démasquée, et Auguste et Eugénie viennent la reconnaître. Le roi la renie, et ordonne qu’elle demande pardon à tout le monde pour ses mensonges éhontés.

            Ne restent sur scène que Bertha, Ondine et le chevalier. Le couple décide de prendre Bertha sous son aile, elle vivra avec eux au château. Ondine est embarrassée car le château du chevalier est entouré de fleuves et de cascades, et elle sait que c’est par ces voies que la mort viendra.

 

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