Ondine

par

Acte III

La cour du château, au matin du mariage du chevalier… avec Bertha ! Le chevalier est très inquiet car tous les serviteurs parlent dans une langue très ampoulée et parfois même en vers, ce qui est le signe dans sa famille qu’un malheur va survenir. Cela fait six mois qu’Ondine a disparu, après avoir révélé au chevalier qu’elle était en fait une ondine, et qu’elle l’avait trompé avec Bertram. Toujours en colère contre elle, il est soucieux de la retrouver.

            Deux pêcheurs viennent annoncer qu’ils ont retrouvé Ondine dans le Rhin. Il veut la revoir, au grand dam de Bertha. Les juges d’évêché et d’empire, lesquels « jugent des cas surnaturels », arrivent. Les deux juges s’introduisent en évoquant quelques anecdotes merveilleuses et drolatiques. Ils expliquent que depuis toujours les créatures surnaturelles ont une emprise particulière sur l’humanité. Ondine arrive.

            Les juges interrogent les pêcheurs. La jeune créature qu’ils ont pêchée est effectivement identifiée comme étant Ondine. Les débats commencent. Les juges essaient de comprendre de quoi Ondine est accusée par le chevalier, et Ondine est défendue par le roi des ondins, puis par les serviteurs, puis par le chevalier lui-même. Il s’explique enfin : « J’accuse l’amour le plus vrai d’être ce qu’il y a de plus faux, l’amour le plus déchaîné d’être ce qu’il y a de plus vil, puisque cette femme, qui ne vivait que d’amour pour moi, m’a trompé avec Bertram ! ». À force de questionner Ondine et Bertram, les juges comprennent qu’Ondine n’a en réalité jamais fait quoi que ce soit avec le jeune homme. Finalement, elle est condamnée à la peine de mort. À la fin de la scène, la servante qui fait la vaisselle au château paraît et, comme elle parle exclusivement en vers, le chevalier s’alarme.

            Ondine reste seule en scène avec le roi des ondins. Elle avoue avoir inventé son adultère avec Bertram pour que les ondins épargnent le chevalier, et elle supplie le roi de ne pas le tuer. Le roi des ondins dit que, de toute manière, le chevalier est condamné. Il fait cependant une faveur à Ondine : le chevalier ne mourra que lorsqu’elle redeviendra ondine et que sa mémoire s’effacera.

            Ondine et le chevalier se disent adieu, tragiquement – il meurt, elle oublie.

            Des ondines viennent chercher Ondine. Quand elle voit le cadavre du chevalier, elle est charmée : « Qu’il me plaît ! On ne peut pas lui rendre la vie ? – Impossible ! – Comme c’est dommage ! Comme je l’aurais aimé ! ».

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