Péplum

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Résumé

Péplum est un roman d’Amélie Nothomb relativement court, publié en 1996. Il peut être classé dans la catégorie des romans d’anticipation puisqu’il se déroule dans un futur lointain. Par ailleurs, le récit est présenté comme s’il s’agissait d’une œuvre de type autobiographique alors que ce n’est pas le cas.

Le personnage principal est une jeune romancière appelée A. N. (d’où un rapprochement possible avec le nom de l’auteure) amenée à l’hôpital pour une opération bénigne. Mais alors que cette opération est achevée et que les anesthésiants ne font plus effet, elle se réveille et se retrouve dans un endroit qu’elle ne reconnaît pas, au sein d’une basilique.

Un homme nommé Celsius fait son apparition ; c’est un scientifique dépeint comme étrange et énigmatique. Il explique à A. N. qu’entre son opération et le moment présent, se sont écoulées 585 années. Nous ne sommes plus en 1995 mais en 2580. A. N. ne le croit pas mais elle devra se faire à cette idée.

A. N. pose de nombreuses questions à Celsius : pourquoi elle ? Où est-elle vraiment ? Que sont devenus les humains de son temps ? Comment est-il possible qu’elle ait dormi si longtemps sans se rendre compte du nombre d’années passées ? Comment a-t-elle survécu ? Une longue discussion s’instaure entre les deux personnages. A. N. se demande entre autres pourquoi ils se trouvent à présent dans la cité de Pompéi. Elle trouve étrange que la ville soit parvenue « intacte » aux archéologues de cette époque, étant donné ce qu’elle appris à l’école à son sujet. De plus, elle ne parvient pas à comprendre comment les gens du XXVIe siècle peuvent ignorer tous les problèmes rencontrés par la société à la fin du XXe siècle, que ce soit les problèmes d’énergie, d’écologie, de politique ou encore les nombreuses guerres dans le monde. Les habitants du XXVIe siècle semblent ne pas savoir ce qui s’est passé, et même tout ignorer des grands auteurs ou des grands artistes de la musique et de la peinture, comme si tout avait été effacé.

 A. N. déduit peu à peu de ses échanges avec Celsius que l’éruption du Vésuve et la disparition de Pompéi n’ont pas réellement eu lieu en l’an 79 ap. J.-C. ; en effet, tout ce qu’on lui a appris, tout ce que l’enseignement officiel de l’Histoire a voulu faire croire aux hommes étaient en réalité des mensonges et une manipulation des scientifiques afin que tout le monde oublie la cité. Ainsi, elle a été protégée de toutes les curiosités : la rayer de la carte permettait de sauvegarder au mieux un patrimoine culturel inestimable.

Le futur est présenté comme un monde très différent de celui du XXe siècle – c’est par exemple un monde où l’on élève des baleines et non plus des vaches, car le rendement est meilleur. Désormais, les humains ne portent plus de vêtements mais s’habillent avec des hologrammes : « – Mais alors, vous êtes nu ? – Quelle importance, puisque vous ne le voyez pas ? nous avons dû supprimer les vêtements. Ils coûtaient trop cher à l’entretien, ils s’usaient. Un hologramme suffit pour une vie entière. »

Finalement, le lecteur découvre que Celsius est le chef des scientifiques du futur qui ont déclenché l’éruption ayant enseveli Pompéi. Pour protéger ce secret, il a fait capturer A. N. qui était sur le point de révéler la vérité. La jeune femme avait en effet émis l’hypothèse, au tout début du récit, avant son opération, lors d’un dialogue avec un éditeur, de scientifiques intervenant dans le futur sur les événements que subissait la planète – hypothèse sur laquelle elle voulait fonder un livre à paraître. Celsius explique alors à A. N. que s’il l’a enlevée, c’est pour protéger la ville – ainsi que tous ses trésors et sa richesse culturelle – afin de la garder à l’écart des hommes, du tourisme, et surtout de certaines conséquences dévastatrices du « progrès » humain.

Celsius ne répond pas à toutes les questions posées par A. N. ; il ne veut pas la laisser partir mais, à force de questions, elle finira par l’agacer et il accepte de la renvoyer au XXe siècle.

Le lecteur découvre ici une satire par l’auteure du comportement humain ; en effet, le roman offre une réflexion sur la façon dont l’Homme conserve les trésors du passé, sur son évolution et les effets de ses activités sur son environnement. Le lecteur est invité à réaliser la responsabilité de l’Humanité face au sort de l’environnement. Les dépenses en énergie et en matières premières forcent en effet les humains du futur présentés ici à économiser tout ce qu’ils ont de manière optimale, et à adopter à tout instant une consommation plus responsable. 

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