Péplum

par

Une critique de la société actuelle

À travers le dialogue et l’opposition des deux personnages, l’auteure produit une critique de notre société actuelle et de sa possible évolution. En effet, la société de Celsius, 600 ans après l’époque de la rédaction, ressemble à notre société, mais avec ses pires tendances accentuées. En imaginant le pire, Amélie Nothomb tente de nous prévenir des possibilités d’évolution de notre société. Ainsi, par exemple, la société est régie par l’énergie : « Il n’y a qu’une seule ligne : l’énergie. Il n’y qu’une seule histoire : l’énergie. Il n’y a qu’une seule politique : l’énergie » affirme Celsius. Il faut donc utiliser cette ressource avec parcimonie. Pour cela, les habitants passent un test d’accès à l’énergie, qui prend en compte à la fois leur intelligence mais aussi leur beauté. Celsius n’a pas peur d’affirmer qu’à son époque, les laids sont mis de côté – « notre époque s’est contentée de rendre officiel ce qui ne l’était pas ». Les humains les moins intelligents sont aussi mis de côté puisque qu’il existe des castes en fonction du Quotient Intellectuel : ceux qui ont un QI inférieur à 50 sont appelés les « entonnoirs » ; au contraire, ceux qui ont un QI supérieur à 190 sont appelés les « grands ». Au milieu, les plus nombreux sont ceux ayant entre 80 et 100 de QI. Une littérature différente existe pour chaque tranche de la population, et chacune a une carrière qui lui est prédestinée, un peu comme Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, mais avec moins de préméditation : entre 120 et 130 on trouve les juristes, entre 130 et 150 les ingénieurs et les médecins, etc. Les quatre oligarques dirigeant le pays sont ceux qui ont les QI les plus élevés.

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Dissertation à propos de Péplum