Péplum

par

Un récit sous forme de dialogue

Le roman est composé exclusivement d’un dialogue entre deux personnes : le premier chapitre entre la narratrice et son éditeur, et le reste du livre entre la narratrice et Celsius. C’est un échange permanent qui est présenté dans le roman. Avec Celsius, c’est une discussion entre deux personnes totalement opposées par leurs époques, leurs genres bien sûr et surtout leurs visions de la vie : « c’est épidermique : je suis allergique aux premiers de classe » déclare A. N. à Celsius qui présente tout à fait ce profil. A. N. montre dès le début ses sentiments, tandis que Celsius semble ne pas en avoir du tout. A. N. insiste sur son humilité ; Celsius n’a pas honte de montrer, lui, sa vantardise. Les deux personnages représentent chacun une époque entière – un monde presque, tellement ils sont différents – ce qui accentue leur opposition.

Le dialogue est a priori forcé puisque les deux personnages sont contraints d’être ensemble, par décision du Tyran qui a ordonné à Celsius de faire la conversation à A. N. Le ton du dialogue est assez agressif, ce qui donne du dynamisme à l’échange. En réalité, la conversation ne dure sans doute que peu de temps mais il s’agit d’un concentré d’informations, et elle fonctionne donc comme une leçon concernant cette époque du futur et son fonctionnement imaginés par l’auteure, et une façon ludique, vive et interactive de présenter un univers relevant de l’anticipation au lecteur.

Le récit ne présentant que des dialogues, les seules descriptions que l’on trouve sont celles que fait Celsius du monde dans lequel il vit. Elles ne sont donc pas neutres ; il y a par conséquent deux biais entre le lecteur et ce monde, ce qui laisse la place à son imagination pour vagabonder.

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