Péplum

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Un récit aux frontières du fantastique et du réel

Le récit paraît être à la limite entre fantastique et réel. En effet, lorsque le lecteur découvre pour la première fois l’hypothèse de la narratrice – soupçonnant l’idée que les catastrophes naturelles seraient en réalité des crimes organisés par les scientifiques du futur –« Cherchez à qui le crime profite. L’ensevelissement de Pompéi sous les cendres du Vésuve en 79 après Jésus-Christ a été le plus beau cadeau fait aux archéologues. À votre avis, qui a fait le coup ?» –, il peut trouver l’idée saugrenue, voire impossible.Or quelques pages plus tard, l’hypothèse devient réalité alors qu’A. N. est enlevée par un scientifique et se retrouve six siècles plus tard.

L’histoire qui pourrait paraître totalement fantastique et futuriste a tout de même un lien avec notre réalité et cela au travers de la narratrice. Le fait qu’une personne qui semble proche du lecteur raconte l’histoire lui donne tout de suite plus de véracité. La narratrice présente les traits d’une personne quelconque de notre époque : tout le monde peut ainsi s’identifier à elle. Surtout, la narratrice a pour initiales A. N., qui correspondent à Amélie Nothomb. Cela crée un doute encore plus important : le lecteur est invité à s’imaginer que l’auteure raconte ce qui lui est réellement arrivé : « Quand j’ai fini de rédiger ce manuscrit, je l’ai apporté à mon éditeur. J’ai précisé qu’il s’agissait d’une histoire vraie. Il a refusé de me croire » conclut-elle à la fin du roman. La narratrice affirme en outre dans le roman qu’elle « n’a pas eu d’autre choix que d’écrire un livre sur Celsius » après l’aventure qui lui est arrivée.

Le livre pose la question du destin : étant donné les nouvelles possibilités qu’offre le XXVIe siècle, on peut se demander si la rencontre entre A. N. et Celsius est fortuite ou si elle a été organisée par quelqu’un ou quelque chose.

Les questionnements de la narratrice dans la fiction peuvent trouver en outre un prolongement dans la réalité du lecteur car celui-ci, s’il a un peu d’imagination, peut se demander si Pompéi, ville historique, a subi les événements décrits. Le titre du roman fait en outre allusion à des films où les derniers jours de Pompéi sont représentés, où la destruction de la ville est bel et bien « du cinéma », une catastrophe organisée.

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