Perceval ou le Conte de Graal

par

Gauvain

Gauvain apparaît à mi-chemin du roman, prenant la place de Perceval pour livrer une narration de ses propres aventures au lecteur. Il est présenté en tous points comme le chevalier parfait. En effet, la courtoisie et l’honneur n’ont aucun secret pour lui et il sait traiter avec l’ennemi de manière aussi diplomate que possible : aucun des écrits de Chrétien de Troyes ne présente un seul de ses combats, il semble tout réussir sans la moindre effusion de sang. Ce calme et ce tempérament posé soulignent chez lui la perfection de l’archétype du chevalier. En quête lui aussi du Saint Graal, son épée est la célèbre Excalibur. Il est présenté comme le « chevalier blanc ».

Physiquement, il attire par sa force et sa beauté ; il est par ailleurs de haute naissance : sa mère est la reine Morgause, et son père Loth, roi des Orcades. Sensible à la beauté des jeunes filles et sachant leur parler avec dévotion, il préfère cependant les armes et le service du roi à l’amour d’une femme. Son haut lignage, sa mondanité et son amour des biens matériels et des récompenses de la cour ne font pas de lui un digne quêteur du Graal, et encore moins quelqu’un censé le découvrir. Il n’est spirituellement pas apte à comprendre les valeurs qui sont incarnées en la coupe et reste ainsi définitivement lié à une existence terrestre.

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Dissertation à propos de Perceval ou le Conte de Graal