Perceval ou le Conte de Graal

par

Un roman d’apprentissage

Si Perceval est présenté comme un héros, au début de l’œuvre, il est surtout considéré comme un adolescent naïf qui ne connaît rien du monde extérieur. Son caractère enfantin et sa crédulité donneront au roman une touche humoristique en le mettant face à nombre de situations cocasses et à toutes sortes de quiproquos, allant même parfois jusqu’à lui causer du tort.

Au-delà des obstacles auxquels le jeune chevalier devra faire face au fil de ses rencontres, des idées auront à mûrir en lui ; il devra assimiler et appliquer le code de la courtoisie et les valeurs de la chevalerie afin qu’elles deviennent siennes et qu’il puisse se construire une connaissance du monde solide et acquérir de la considération.

Par exemple, lorsqu’il vit encore sous la protection douillette de sa mère, et qu’il aperçoit les chevaliers parcourant la forêt, il les accoste en les prenant pour des anges. Totalement fasciné, il se prosterne à leurs pieds et leur récite des prières avant de se rendre compte qu’ils ne sont que de simples mortels. De plus, il n’hésite pas, tel un enfant, à poser toutes les questions qui lui viennent à l’esprit, même si la réponse ne peut être que méprisante ou évidente.

« Ah, sire Dieu, pardon ! Ce sont des anges que je vois ici ! En vérité, oui j’ai péché en croyant que c’était des diables ! Ma mère ne me trompait pas quand elle me disait que les anges sont les plus belles choses qui soient, excepté Dieu, plus beau que tous. Mais celui-ci, que je vois bien, est si magnifique que ceux qui l’accompagnent sont dix fois moins beaux que lui ! Comme ma mère me l’a dit, on doit surtout adorer Dieu, le supplier et l’honorer. Je...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Un roman d’apprentissage >

Dissertation à propos de Perceval ou le Conte de Graal