Phédon

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Partie I : Le corps et l'âme

Socrate explique à ses disciples, en les rassurant, que le philosophe ne doit pas craindre la mort. Il va leur démontrer pourquoi : il est heureux de quitter le monde, et tous les bons philosophes devront se trouver dans le même état d'esprit une fois arrivés face à la même situation. Il répond à la question du suicide qui n'est pas selon lui une bonne solution, pour ensuite exposer son point de vue sur le lien entre la sagesse et l'acceptation de la mort.

Selon lui l’homme ne peut et ne doit jamais décider de mourir par le suicide même si sa vie est malheureuse. L'homme en effet « ne s'appartient pas », il est « la propriété des dieux qui veillent sur sa vie », il est illogique de décider de soi-même quand mourir, car ce sont les dieux qui doivent choisir quand il est judicieux de rappeler l'homme à eux et à leur royaume. Se suicider serait donc s'opposer aux dieux et dans un sens se croire supérieur à leur pouvoir de décision, nier leur supériorité, alors que ce sont eux qui ont créé l'homme.

Socrate n'a par ailleurs pas peur de la mort car pour lui ce n'est que la mort de son corps, une mort matérielle et physique ; pour que son âme lui survive, « Le philosophe qui aspire au vrai, délie son âme du corps ». Dissocier les deux est selon lui une solution pour permettre à son âme de subsister et de continuer à vivre en dehors de son passage sur terre.

Pour cela, il rappelle que l'âme doit mériter l'immortalité, et explique que le passage sur terre et la recherche constante du philosophe pour trouver la sagesse doit aller vers un but précis. L’exercice de la pensée, de la réflexion, de la recherche de la paix partout dans sa vie est une sorte de...

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