Phédon

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Partie II : L'âme est-elle immortelle ?

En rejetant le caractère matériel de la vie, qui serait limité simplement à l'exercice du corps de façon physique, Socrate exprime qu’il n'est qu'une cage solide dans laquelle l'âme réside le temps de la vie, et si elle est assez pure par sa sagesse, elle en sort une fois la mort venue.

Il répond en cela à une crainte exprimée par Cébès, qui pose la question suivante : « ne faudrait-il pas mettre la mort dans l’âme et penser qu’après la mort, l’âme ne se "disperse comme une fumée", et s’anéantisse tout à fait ? »

Socrate répond que l'âme existe avant que l'on ne s'en rende compte, avant de naître, et donc préexiste au cycle de la vie qui veut que la mort suive la vie et ainsi de suite. Selon lui, le corps est composé d'innombrables éléments, il est donc sujet à se décomposer et à disparaître : « naître poussière et redevenir poussière ».

L’âme pour sa part est unique, une et indivisible, elle ne peut se décomposer ni se corrompre. Phédon exprime ensuite le silence qui se fait autour de ces dernières réflexions, Socrate ne dit plus rien, il pense à ce qu'il vient de dire, les disciples diront même que ces démonstrations sont devenues musicales. On sent une profonde admiration de la part de tous les élèves réunis.

Les philosophes présents réfutent donc le matérialisme : l'âme ne vieillit pas, ne ternit pas, ne s'use pas car elle ne subit pas la contrainte du temps qui fait vieillir et abîme le matériel ; l'âme est infinie pour ce qui est de son temps d'existence, elle n'est pas assujettie au temps qui passe.

 

La fin...

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Dissertation à propos de Phédon