Phèdre

par

Acte I

Hippolyte, fils du roi Thésée, annonce à son gouverneur Théramène qu’il quitte la ville de Trézène. Il justifie son départ par son besoin de retrouver son père dont on ignore le destin. Mais Théramène a lui-même recherché Thésée en tous lieux possibles, en vain ; il ajoute que le roi a peut-être fui dans le but de dissimuler de « nouvelles amours ». Le gouverneur comprend qu’il s’agit là d’un prétexte d’Hippolyte pour fuir Phèdre, sa belle-mère, qui lui voue pense-t-il une haine injustifiée. De plus, le jeune homme est amoureux d’Aricie, sœur des Pallantides, un clan ennemi de celui de Thésée. Le roi a formellement interdit à son fils de se lier avec cette jeune fille qu’il tient captive.

Œnone, la confidente de Phèdre, entre en scène pour annoncer au prince et à son gouverneur que « la reine touche presque à son terme fatal » ; Phèdre se meurt d’un mal inconnu. Œnone annonce sa venue ; Hippolyte préfère partir.

Phèdre entre en scène. Seule avec sa confidente, qui insiste pour recueillir ses confidences, elle lui avoue les raisons de son mal. D’abord hésitante, elle se laisse aller et lui explique qu’elle est en réalité amoureuse d’Hippolyte, son beau-fils. Elle souhaite mourir plutôt que d’avoir à subir les conséquences de son amour.

Après ces aveux, Panope, une femme de la suite de Phèdre, vient annoncer la nouvelle de la mort de Thésée. Dans la scène suivante, Œnone informe Phèdre que son amour pour Hippolyte n’est plus un péché, ni un « inceste moral », et c’est encore moins une question d’adultère désormais. La confidente l’incite à avouer au jeune homme son amour. La reine se laisse convaincre.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Acte I >