Phèdre

par

Elle est aussi un personnage ambigue

1) Elle a honte d’elle même

- Dès la préface de l’œuvre, Racine avertit le lecteur que «Le vice y est peint partout avec des couleurs qui en font connaître et haïr la difformité». La passion de Phèdre est assimilée à un vice (l’inceste), quelque chose d’immoral.

- Phèdre est consciente de l'immondice de son amour. On le constate notamment par le champ lexical qu’elle emploie («Monstruosité», «monstre», elle se qualifie également d’«odieuse et inhumaine»). C’est d’ailleurs pour cela qu’elle demande à Hippolyte de la tuer. On remarque que les verbes qu’elle emploie dans ce passage sont à l’impératif («punit moi», «frappe», «donne-moi ton épée») : il est pour elle impératif qu’elle meure pour mettre fin à cette passion honteuse. Elle ne peut rien faire pour y mettre fin, mais on constate que, malgré sa passion, elle garde une part de lucidité.

2) Mais est en partie coupable

- Elle est consciente qu’aimer Hippolyte est mal et ne peut certes pas mettre fin à ses sentiments. Néanmoins, elle va tout de même lui avouer son amour, impliquant alors directement Hippolyte dans la machine infernale que les Dieux ont créé. Elle cède alors à ses désirs, ses pulsions, au lieu d’écouter sa raison. Elle sait que son aveu à Hippolyte la rend coupable, comme elle le lui avoue : « Quand tu sauras mon crime et le sort qui m’accable, je n’en mourrai pas moins, j’en mourrai plus coupable. ».

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Dissertation à propos de Phèdre