Réflexions sur l'éducation

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L’éducation : lutter contre les instincts de la nature

Kant souligne de nombreuses fois l’importance de l’éducation et de l’instruction qui vont de pair : si le fait de socialiser l’enfant à vivre en société peut apparaître contraignant pour l’homme car cela entraîne une limite de ses libertés – par le fait de respecter l’autorité, de garder son calme, de réprimer ses désirs et ses instincts –, c’est pour le bien de la société elle-même, et même de l’être humain pris individuellement. L’auteur va illustrer sa thèse par un exemple, celui d’un homme laissé à ses simples instincts, à une liberté absolue, livré à lui-même sans aucune régulation ni de la loi ni de ses congénères. Il serait absolument libre de faire ce qu’il veut, le bien comme le mal, et pourrait ainsi retrouver des instincts animaux, souvent violents, ou égoïstes, pouvant nuire à son entourage. Cet homme reviendrait donc à un état sauvage qui peut paraître rétrograde, plus proche de l’animal que de la condition humaine : il serait alors dangereux pour les autres, voire pour lui-même, et ne serait pas capable de vivre avec les autres.

On perçoit alors aisément que cette liberté totale a plus de mauvais que de bons côtés, et renverrait l’homme, en un sens, à l’état dans lequel il se trouve lors de sa naissance, niant alors toute idée de progrès.

C’est parce que l’éducation présente une contrainte opposée à la nature de l’homme qu’elle lui permet de devenir un être abouti, et non plus un sauvage. L’éducation doit former une réelle contrainte, car Kant explique que l’homme par nature va s’opposer à ce qui brime sa liberté, sans chercher à savoir si...

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