Robur le conquérant

par

Du progrès

Robur est un ingénieur, habile et fort doué, qui s’approprie les travaux de ses prédécesseurs et les pousse à l’excellence lorsqu’il construit l’Albatros. Sa machine volante est l’incarnation de la théorie du « plus lourd que l’air » qui veut que seuls des appareils dotés d’une masse supérieure à celle de l’air soient dignes de se lancer à la conquête de l’atmosphère. Lorsque Robur vient présenter sa théorie aux illustres membres du Weldon-Institute qui se font les défenseurs de la théorie du « plus léger que l’air », il lui est fait un accueil déplorable.

Robur représente donc le progrès, qui peut choquer en contrevenant au paradigme scientifique d’une époque, et son Albatros est une révolution des idées dans un monde où l’on est bien loin d’imaginer encore qu’un tel vaisseau puisse exister et se révéler supérieur aux engins coutumiers. Il représente l’innovation que l’homme n’est pas toujours disposé à accepter quand il reste ancré dans un point de vue conservateur.

« On le sait aujourd’hui. Robur, c’est la science future, celle de demain peut-être. C’est la réserve certaine de l’avenir. »

Le roman montre dans le premier chapitre à quel point une idée, suffisamment nouvelle, est capable de mettre tout un milieu en émoi et de faire apparaître peu utile jusqu’à l’avis des savants les plus brillants de la planète, s’ils ne savent s’ouvrir à des horizons plus grands, faire ce saut de l’esprit nécessaire pour envisager quelque chose de très différent.

         « Les observatoires répondirent, mais insuffisamment. Chacun donna une opinion, mais différente. De là, guerre intestine dans le monde savant pendant les dernières semaines d’avril et les premières de mai. »

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