Sacrées Sorcières

par

L'humour

L'auteur emploie une large palette de comiques, qui rendent ses livres très accrocheurs et particulièrement agréables à lire pour les enfants dont l'attention n'est pas toujours simple à capter. Roald Dahl aime jouer avec la langue : il s'amuse avec les mots, les phrases ou encore la ponctuation. Ainsi, son histoire est visuellement très riche, de par ses changements d'écriture (italique) et sa ponctuation prononcée avec un emploi démesuré de points d'exclamation ou d'interrogation. Certains mots sont répétés pour donner une dimension comique à la situation ou pour créer une impression de ridicule, d'autres mots sont inventés par l'auteur, au gré de ses envies – « fantabilissime », « sorcièrologue » – et de ses besoins. Les verbes employés sont forts et dénotent une certaine exubérance du propos. On remarque donc une libération de la parole et un plaisir manifeste à jouer avec le verbe, afin de lui donner amplitude et comique ; par exemple, lorsque Roald Dahl décrit la haine des sorcières pour les enfants : « Une vraie sorcière déteste les enfants d'une haine cuisante, brûlante, bouillonnante, qu'il est impossible d'imaginer. Elle passe son temps à comploter contre les enfants qui se trouvent sur son chemin. Elle les fait disparaître un par un, en jubilant. Elle ne pense qu'à ça, du matin jusqu'au soir. Qu'elle soit caissière dans un supermarché, secrétaire dans un bureau ou conductrice d'autobus. Son esprit est toujours occupé à comploter et conspirer, mijoter et mitonner, finasser et fignoler des projets sanglants. »

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Dissertation à propos de Sacrées Sorcières