Sacrées Sorcières

par

Le fantastique

Le monde de Roald Dahl est plutôt réaliste, il fait penser au nôtre, mais certains éléments l’inclinent vers le merveilleux, d’où le registre fantastique. L’annonce par la grand-mère de l’existence des sorcières vient faire plonger le récit dans le fantastique. La description qu’elle en livre fait penser aux contes, la couleur de leurs yeux par exemple rappelle les éléments naturels et avec eux le folklore des mythes : « – Les yeux, dit Grand-mère. Observe bien les yeux. Les yeux d’une sorcière sont différents des tiens et des miens. Regarde bien la pupille toujours noire chez les gens. La pupille d’une sorcière sera colorée et tu y verras danser des flammes et des glaçons ! De quoi te donner des frissons ! ».

L’auteur joue avec ce registre fantastique et le doute qu’il implique. L’effet recherché chez le lecteur est une oscillation entre son adhésion et une possibilité de prendre du recul sur ce qui est raconté, entre la réalité et la plongée dans le merveilleux. Ici il y a doute concernant les sorcières car elles ressemblent à toutes les femmes que l'on côtoie. Ainsi, le jeune lecteur peut tout de même « rester dans son monde » en conservant le doute du récit dans sa vie : les gens qu’il croise peuvent en effet se révéler différents de leurs apparences.

L'auteur aborde également, dans son œuvre, tout un folklore très commun : les...

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Dissertation à propos de Sacrées Sorcières